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Essai détaillé / Mazda CX-5 2.5 e-SkyActiv G: La discrétion eclatante

Rédigé par Laurent Blairon le

Le Mazda CX-5 a mis tout le monde d’accord: il est un SUV familial de référence, bestseller de la marque depuis de longues années. La troisième génération n’a d’autre prétention que de concentrer les progrès sur ses qualités reconnues. Cela dit, il nous arrive uniquement avec un 2,5 litres à essence. Plus de 2 litres, ni de Diesel, et pas (encore?) d’hybride. Toujours d’accord? Texte : Laurent Blairon | Photos : Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 16.13 /20

Les attentions apportées au châssis et aux suspensions remplissent leur objectif: faire du CX-5 un modèle d’efficacité dans l’onctuosité… loin de toute prétention sportive. On ne peut blâmer ceux qui le trouvent trop faible, puisqu’ils n’ont pas tout à fait tort. Le 2.5 litres de 141 ch est moins vif que l’ancien 2.0 de 160/163 ch. Avec ce dernier, en 2019 (Moniteur Automobile n°1701), nous relevions 201 km/h en pointe et un 0 à 100 km/h en 9,3 s; le nouveau réalise 187 km/h et 10,5 s. En reprises, il compense un peu grâce à un surplus de couple disponible plus tôt (238 Nm dès 3500 tr/min contre 213 Nm à 4000 tr/min).
D’une certaine façon, il y a régression, mais le SUV conserve l’essentiel: un comportement de référence. Les voies légèrement élargies renforcent la précision et l’efficacité en courbe, tandis que le gain en empattement améliore la stabilité. Le travail sur la détente des amortisseurs (plus de contrôle et de rapidité pour revenir en position «zéro») gère admirablement les mouvements de caisse.
Bon point également pour le choix des pneumatiques, des Bridgestone Atenza 001, spécifiquement conçus pour les SUV haut de gamme. Leur épaisseur bienvenue (225/55) absorbe une partie des hautes fréquences, au bénéfice du confort et de l’insonorisation. Bref, les évolutions ciblées du châssis rendent ce CX-5 plus agréable au quotidien.
Le seul agacement ressenti était prévisible: le 2,5 litres atmosphérique demande parfois à être sollicité pour dépasser en côte ou lorsque le véhicule est chargé; la boîte le fait alors monter dans les tours (le phénomène reste toutefois moins marqué que chez certains concurrents japonais, suivez notre regard…), ce qui perturbe la quiétude. En réalité, ce moteur fait parfois beaucoup de bruit pour… pas grand-chose.
Les palettes au volant n’y changent rien, pas plus que les différents modes. De toute façon, l’objectif étant de consommer le moins possible, nous roulions le plus souvent en mode Eco. Et là, le 2,5 litres se fait discret, les rapports s’enchaînant avec douceur. À 120 km/h, le régime se stabilise autour de ± 2500 tr/min.
En résumé, si vous attendez du répondant de votre SUV, ce CX-5 pourrait vous décevoir. Nous insistons toutefois auprès des conducteurs plus posés: primo, contrairement à certains collègues (plus sportifs), sa sonorité ne nous est pas désagréable; secundo, nous pensions initialement manquer de ressources avec seulement 141 ch sous le pied. Or, il n’en est rien dans 90% des situations; tertio, son caractère atmosphérique, avec une montée en puissance progressive, sera même perçu comme une qualité par les réfractaires du «tout en bas» des moteurs suralimentés. Et surtout, ce 2.5 atmosphérique rassure sur le long terme, probablement davantage que les 1.2 3-cylindres ou 1.5 4-cylindres turbocompressés de la concurrence. Une simple question de sensibilité…

Dans cet article : Mazda, Mazda CX-5

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