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Premier essai / DS N°7 (2026) : Le septième ciel ?

Rédigé par Laurent Blairon le

Sortie en 2018, la première DS 7 a été la locomotive des ventes de la marque. Sa remplaçante monte de plusieurs crans les curseurs du chic et du luxe à la française pour combler les friands de premium. Un modèle décisif pour DS.

Concept – DS N°7 (2026)

DS entre dans une nouvelle phase stratégique. Après la N°8 et la N°4, la N°7 relance son bestseller dans le très profitable segment C Premium dominé par les SUV. Le premier DS 7 sorti en 2018 a représenté jusqu’à 50 % des ventes de la marque, en séduisant principalement l’Europe de Ouest, et surtout son berceau, la France, avec 31% des ventes. La Belgique a aussi contribué à ce succès en se situant à la 7e place des marchés les plus friands de DS, juste derrière les grands pays. Sans surprise, ce modèle s’est principalement vendu à des professionnels (64% de ventes B-to-B).

Pour cette nouvelle génération, DS s’appuie de plus belle sur les économies d’échelle du Groupe Stellantis et repart de la plateforme STLA Medium. Celle des 3008/5008, Grandland, C5 Aircross, mais aussi du nouveau Jeep Compass et de la prochaine Lancia Gamma. La DS N°7 est d’ailleurs plus proche de ces deux derniers, car produite à leurs côtés, dans l’usine italienne de Melfi.
DS positionne sa N°7 un peu à cheval entre les segments C et D. Elle s’étire sur 4,66 m, soit 7 cm de plus que la précédente DS 7 et l’empattement passe de 2,74 à 2,79 m. La hauteur ne change pas, à 1,63 m, ni la largeur (1,90 m). Ne la comparez pas frontalement à sa grande sœur, la DS N°8 qui repose sur une application plus longue de la STLA, avec 2,90 m d’empattement et une longueur totale de 4,82 m.
Contrairement à la N°8, la DS N°7 ne cherche pas à casser les codes du design. L’équipe de Thierry Métroz, le designer en chef, l’a voulue sobre, mais soignée dans tous les détails. Le genre de voiture que plus l’on regarde, plus elle séduit. Son profil fluide, les nouveaux phares (particulièrement de ¾ arrière), sa calandre illuminée et ses teintes classes (dont la proposition biton) créent une certaine unanimité : la DS N°7 est un joli SUV. Et l’objectif reste le même : séduire et canaliser une part de la clientèle du premium allemand. 

Habitacle et coffre – DS N°7 (2026)

La nouvelle DS N°7 conserve un grand coffre de 560 litres, soit plus que tous les concurrents (hors Stellantis) du segment C. Attention toutefois, la version électriques AWD n’en propose pas autant (515 litres). DS mise sur l’ambiance « first class ».

On retrouve un univers très fignolé et découvert dans la DS N°8. Les techniques mises en œuvre pour la décoration rappellent l’artisanat de luxe : boiserie précieuse, métal guilloché, coutures perlées ou encore motifs en bracelet de montre. Ce n’est pas tout, un large toit panoramique, du cuir nappa clair ou foncé, de l’Alcantara bleu, un vitrage acoustique (à l’avant et à l’arrière), une sonorisation Hi-Fi Focal haut de gamme, mais aussi un chauffage de nuque et des sièges chauffants, ventilés et massants poussent le curseur confort à son maximum. La vision nocturne, un pare-brise chauffant, les suspensions de type Active Scan ou encore les assistances du DS Drive Assist 2.0 peuvent s’ajouter à la liste, tout dépendra de votre auto-générosité, en choisissant entre les niveaux d’équipement N°7, Pallas, Etoile ou La Première, plus une liste d’options bien fournie. Pour les roues, c’est minimum 18’’ et maximum 21’’.

Comportement et confort – DS N°7 (2026)

Au volant de la version 100 % électrique E-Tense Long Range, on baigne dans la douceur. Un seul moteur, mais 245 ch et 343 Nm tout de même, assez pour adopter un rythme efficace. C’est une tendance et DS se doit de la respecter plus que les autres : aujourd’hui un bon moteur électrique est réglé pour pousser velu sans jamais verser dans le trop-plein de tempérament. Le 0 à 100 km/h en 7,8 secondes est réalisé avec classe.
La DS N°7 profite d’un châssis sérieux pour affronter l’arrière-pays niçois, théâtre de cet essai. Ne tournons pas autour du pot, nous savions de quoi cette base désormais archi-connue est capable : pseudo McPherson avant, multibras arrière, calibrée dans ce cas avec la volonté de maximiser le velouté. Il reste étonnant que constater « l’agilité » avec laquelle ce SUV de 2,2 tonnes se meut, même si c’est au prix d’une torture importante des pneumatiques et des freins. PAr rapport à l'ancienne, la DSN°7 gagne en rigueur et précision.


Le temps de nous rendre compte que la conduite nerveuse et sportive n’est pas la bonne attitude, on apprécie mieux la DS N°7 à rythme normal, superbement installés dans les sièges Confort ventilés et recouvert d’un magnifique Alcantara bleu.
Au volant de la version Hybrid 145 ch (1,2 litre 3-cylindres + moteur électrique de 21 kW) on retrouve ce qu’il manque aux versions E-Tense : une certaine légèreté. Par rapport à la version 100 % électrique à grande batterie de 97,2 kWh la différence de poids est tout de même de… 500 kg. L’Hybrid 145 se contente d’un essieu de torsion à l’arrière et de reprises moins toniques, mais on ne se sent pas non plus sous-motorisé, sauf lors des reprises en pente.
Quelle que soit la version, on retrouve avec plaisir le volant en ‘X’ de la DS N°8, à la jante ni trop grande ni trop épaisse et avec la faculté de bien le serrer avec les mains à « 9h15 ».

Batterie et autonomie – DS N°7 (2026)

À ce stade, trois propositions électriques composent la gamme E-Tense : FWD batterie de 73,7 kwh (nets), FWD grande batterie 97,2 kWh (nets) et AWD grande batterie, avec un second moteur et 375 ch et 509 Nm au total. Dans l’œil des bénéficiaires de voitures de société, l’argument massue de la Long Range brille déjà : 739 km d’autonomie WLTP. Cela vous assure des parcours autoroutiers de 400 à 450 km à 130 km/h, au moins, avec une petite réserve pour rejoindre la prochaine station. La recharge n’est pas transcendante : chargeur AC de 11 kW de série ou 22 kW en option ; 160 kW en DC. Au terme de notre essai mené à 50 % fort et 50 % calme, l’ordinateur de bord indique 19,1 kWh/100 km de moyenne. La moyenne WLTP étant de 16,2 kWh/100 km, il y a moyen de faire mieux.

Avec la version Hybrid 145 ch, les 55 litres du réservoir annoncent (théoriquement) 1.000 bornes si l’on s’en tient aux 5,3 l/100 km annoncés. Dans la pratique, cela signifie tout de même 700 km si l’on tient compte des 7,5 l/100 constatés durant notre essai.

Prix – DS N°7 (2026)

La DS N°7 d’entrée de gamme (Hybrid 145) coûte 40.900 €. La première offre électrique coûte 49.900 € (230 ch, 73,7 kWh) et l’électrique Long Range vaut 55.900 € (245 ch, 97,2 kWh). Ensuite, les tarifs s’envolent, jusqu’à… 75.000 € en version E-Tense AWD, avant options. C’est bien sûr l’équipement et les options qui plombent le prix à ce point par rapport à un C5 Aircross. Ce dernier est beaucoup plus commun (pour ne pas dire banal), mais débute à 31.990 €, en proposant autant de place et le même moteur…

Conclusion – DS N°7 (2026)

La DS N°7 n’est qu’un clone technique de plus dans l’écurie Stellantis, et un SUV familial qui rejoint la meute des segments C et D. Or son charme chic lui assure une certaine singularité. Moins ostentatoire que sa grande sœur, la DS N°8, la 7 brille par une discrétion éclatante. Reste à séduire les masses – et surtout les bénéficiaires de voitures de société -, ce qui ne sera pas mince affaire avec tant de concurrence. Son prix n’est pas donné, mais dans ce segment des C premium, c’est une constante.

 

Dans cet article : DS, DS No 7

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