La voiture électrique allait révolutionner le paysage automobile, dans la forme comme dans la fonction! Une prédiction qui s’appuyait sur la liberté offerte par l’intégration plus aisée d’un groupe motopropulseur électrique, nettement plus compact qu’un équivalent thermique. Et moins de place à consacrer à la mécanique, c’est plus de volume à exploiter pour les occupants. Sur le papier, l’idée est séduisante; dans la réalité, son application reste moins saisissante. Car l’acheteur d’un véhicule de plus grand format reste attaché à un certain apparat. Peu importe, pour le client type d’une grande routière thermique du segment E, qu’une familiale électrique du segment D offre autant d’espace à bord. Ce qu’il veut, c’est du statut, du gabarit visible… Une réalité qui diffère lorsqu’on s’intéresse aux catégories «inférieures». Là, au regard des tarifs plus élevés et moins compressibles d’une petite voiture alimentée aux électrons par rapport à son équivalent à moteur à combustion, pouvoir s’offrir une petite électrique pour le prix d’une compacte thermique n’a plus rien d’incongru, si l’usage au quotidien n’impose pas de concession… notamment, voire surtout, en termes d’espace à bord. C’est là que nos deux concurrentes du jour tirent leur épingle du jeu: avec un encombrement à peine supérieur à celui d’une R5, elles se targuent d’offrir l’habitabilité et le coffre d’une Mégane. Un exploit qu’autorise, en théorie, le recours à un packaging intelligent. Alors, qui de Kia ou de Firefly parvient le mieux à atteindre cet ambitieux objectif dans la vraie vie?
Dans cet article : Firefly, Firefly Firefly , KIA, KIA Ev2
