Connectez-vous

Se connecter avec Facebook

ou

Vos identifiants sont incorrects.
Je me connecte Mot de passe oublié ?
Votre compte Facebook n'est pas lié à un compte sur notre site. Veuillez vous inscrire au préalable

Si vous venez de vous inscrire avec Facebook, merci de recharger la page dans quelques instants, le temps que votre inscription soit totalement activée.

Mot de passe oublié ?

×
Réinitialiser mon mot de passe
Nous vous enverrons un email pour la réinitialisation de votre mot de passe.
Aucun compte n'est lié à cet email.

Vous n’avez pas encore de compte ?
INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT.

Premier essai / Seat Ibiza 1.0 115 ch DSG7 FR (2026) - Résistance espagnole

Rédigé par Laurent Blairon le

Alors que d’aucuns croient Seat au stade des derniers sacrements, condamnée au profit de la spin-off, Cupra, la marque relance ses modèles compacts avec un profond restylage. Non, pour l’Ibiza, la fête n’est pas finie !

L'Ibiza n'a jamais été une citadine comme les autres. Rien que pour son nom, synonyme de légèreté et de fiesta ! Depuis son lancement en 1984, elle s'est écoulée à près de six millions d'exemplaires et constitue toujours le modèle le plus vendu de l'histoire de Seat. En 2026, sa raison d’être dépasse le simple renouvellement commercial : elle démontre que la marque espagnole a encore un avenir face à son émanation sportive, Cupra, qui multiplie les nouveautés. Pour y parvenir, Seat ne change pas la recette. La cinquième génération, lancée en 2017 sur la plateforme MQB A0, reste fidèle au poste, mais bénéficie d'un lifting plus profond qu'il n'y paraît.

Plus mature (Seat Ibiza 2026)

À première vue, l'évolution semble discrète. Les optiques Full LED adoptent une signature plus incisive, la calandre devient plus hexagonale, les boucliers sont redessinés tandis que de nouvelles teintes et jantes modernisent l'ensemble. Sans révolutionner le style, l'Ibiza paraît plus sexy que jamais, surtout dans son exécution FR, celle de notre essai.

Le véritable bond en avant se situe toutefois dans l'habitacle. Seat a enfin retravaillé les matériaux, multiplié les surfaces moussées et revu les garnitures. Les versions FR héritent même de nouveaux sièges baquets particulièrement réussis. À première vue, de loin, on jurerait des baquets de course, inconfortables. Mais en tombant dedans, on profite de leur maintien et de leur moelleux très agréables. En résumé : l’habitacle gagne nettement en qualité perçue. Visuellement, en tout cas.

Une citadine qui reste simple (Seat Ibiza 2026)

Contrairement à une tendance généralisée, Seat n'a pas totalement sacrifié l'ergonomie sur l'autel des écrans. Les commandes physiques de climatisation sont conservées, un choix que l'on ne peut que saluer au quotidien. L'instrumentation numérique de 10,25 pouces et le système multimédia compatible Apple CarPlay et Android Auto sans fil modernisent l'ambiance juste comme il faut. Et surtout, l’interface est tout simplement facile et plaisante à utiliser. Les couleurs, les polices et les graphismes sont nets et peu distrayants. Votre smartphone trouve sa place – bien calé – dans la console centrale.

Toujours thermique (Seat Ibiza 2026)

L’Ibiza est une pure thermique, entendez : sans la moindre hybridation… pour l'instant, car en 2027 elle devrait passer au mild-hybrid. La citadine compacte mise sur des moteurs essence de 80 à 150 ch. Le cœur de gamme reste assuré par le trois-cylindres 1.0 TSI de 115 ch, suffisamment vif et sobre pour remplir toutes les missions du quotidien, sans vous ruiner. Le 1.5 TSI de 150 ch associé à la DSG demeure le choix des conducteurs qui passent plus de temps sur les grands axes et/ou qui recherchent un supplément de punch. Nous avons ici reçu le gros mille de 115 Ch à l’essai .Volontaire, le 3 cylindres est associé à la boîte à double embrayage DSG à 7 rapports, pour former un ensemble convaincant. En ville, il est suffisamment rond et reposant. La DSG semble parfois hésiter pour se relancer dans les ronds-points, ou en conduite plus dynamique dans les successions de virage, mais pas de quoi nous décevoir. Sur les grands axes le mille dynamise agréablement la baléare. On le connaît et il nous étonne toujours ce petit moulin, pas du tout à la peine dans la caisse relativement légère de l’Ibiza.

À la pompe, le 1.0 TSI ne bat pas des records, avec une moyenne à 6,1 l/100 km, ce qui reste très correct pour un moteur qui commence à accuser le poids des ans et, comme on l’a dit, ne bénéficie pas d’une assistance électrique (ce sera pour plus tard).

On retrouve évidemment les qualités de la plateforme MQB A0 commune aux Volkswagen Polo et Škoda Fabia. Une base plus toute jeune, mais compétente. Les ingénieurs espagnols ont conservé un réglage légèrement plus incisif. Sans transformer l'Ibiza en sportive, cela suffit à lui donner une personnalité attachante, très vivante. Un excellent compromis confort/dynamisme, comme c’est le cas ici, est souvent préférable à un excès de rigueur. Grace aux palettes et au mode Sport de la boîte automatique (DSG), on prend les commandes pour maximiser les sensations.

Concurrence renouvelée

Dire qu’il y reste moyen d’acheter des compactes peu chère en 2026 est très relatif. A sa sortie en 2017, une Ibiza 1.0 115 ch FR coûtaient plusieurs milliers d’euros de moins. Cela dit, au moment de rédiger ces lignes, le site belge de la marque mentionne de belles promotions (permanentes) qui placent l’Ibiza FR à 25.085 € en 1.0 TSI 95 ch et la voiture est couverte par une garantie de 8 ans. Il existe une Ibiza à 17.195 € avec le 1.0 sans turbo de 80 ch et finition de base. En outre le contexte semble moins favorable qu'au lancement. L’Ibiza affronte des nouveautés comme la Renault Clio ou MG3 Hybrid+, il reste d’autres bonnes veilles valeurs sûres comme la Volkswagen Polo et la Skoda Fabia.  

Et donc?

L'Ibiza ne révolutionne pas sa catégorie, mais elle prouve qu'une bonne base peut vieillir avec élégance. Son habitacle nettement plus qualitatif, son ergonomie intelligente et son comportement routier toujours aussi équilibré lui permettent de rester dans le match. Surtout, elle rappelle qu'au sein du groupe Volkswagen, elle mérite toute sa place entre la très (trop) sérieuse Polo et la pragmatique Fabia : celle d'une citadine qui apporte un certain plaisir de conduire sans faire exploser le budget. Plus qu'un simple restylage, cette évolution ressemble à une déclaration d'intention : Seat n'a pas dit son dernier mot.

Dans cet article : Seat, Seat Ibiza

Essais

Nos essais

Avis

Derniers avis des propriétaires