- Avis Rédaction 17.15 /20
Le GLC Electric repose sur la nouvelle plateforme MB.EA, dotée d’une architecture de 800 V et du système d’exploitation MB.OS «chip-to-cloud». Mercedes exploite l’immense puissance de calcul des puces Nvidia, capables de 254.000 milliards d’opérations par seconde, pour traiter de grandes quantités de données en temps réel et piloter des fonctions de conduite avancées faisant appel à l’intelligence artificielle. Presque tous les systèmes sont reliés à MB.OS, ce qui a sans doute fait de ce modèle un véritable tour de force pour les ingénieurs. Ce n’est pourtant pas ce qui explique le délai de plus d’un an entre l’annonce du GLC Electric et cet essai. Ce retard tient, d’une part, à des pénuries de batteries chez CATL en Hongrie et, d’autre part, à l’inondation d’une usine du fournisseur de faisceaux électriques. Hormis quelques défaillances du circuit 12 V et un premier rappel destiné à réinitialiser le logiciel MBUX, ce modèle complexe a jusqu’ici échappé aux maladies de jeunesse.
Depuis la présentation du GLC 400 4Matic Electric au salon IAA de Munich, à la fin de l’année dernière, l’offre s’est néanmoins étoffée. La gamme GLC Electric débute désormais avec le 250, qui associe une batterie NMC de 85 kWh utiles à un moteur électrique de 260 kW (354 ch), installé sur l’essieu arrière. La transmission arrière dispose toujours de deux rapports, permettant à toutes les versions d’atteindre 210 km/h. Le 250 passe de 0 à 100 km/h en 5,9 s et annonce une autonomie officielle assez variable selon la finition et les options: de 541 à 686 km. Un cran plus haut, le 300 4Matic reçoit un second moteur électrique à l’avant et bénéficie ainsi de quatre roues motrices, mais voit son rayon d’action WLTP ramené à une fourchette de 523 à 613 km. Ses 310 kW (421 ch) lui permettent toutefois d’abattre le 0 à 100 km/h en 4,7 s.
Au sommet provisoire de la gamme figure le protagoniste de cet essai détaillé: le 400 4Matic, seul à disposer d’une batterie de 94 kWh, pour une autonomie officielle de 568 à 672 km. La recharge en courant alternatif s’effectue de série à 11 kW, ou à 22 kW moyennant supplément, tandis qu’en courant continu, la puissance culmine à 360 kW.
De quoi récupérer, en théorie, 300 km d’autonomie en 10 minutes. Attention toutefois: comme les autres Mercedes électriques reposant sur cette plateforme MB.EA, le GLC ne peut, de série, utiliser que les bornes rapides de 800 V. Pour accéder aux chargeurs en courant continu «plus lents», le convertisseur DC-DC optionnel est donc indispensable.
L’âpreté de la concurrence dans ce segment transparaît dans la manière dont Mercedes communique sur l’autonomie maximale du GLC Electric. Les brochures ne mettent en avant ni les 672 km du 400 4Matic ni les 686 km du 250, mais bien 713 km. Cette valeur maximale n’est toutefois accessible qu’avec le GLC 400 en version Long Range Edition. Facturée 3.460,60 €, cette option réunit cinq éléments destinés à porter l’autonomie WLTP au-delà de 700 km.
Le pack comprend d’abord la suspension pneumatique Airmatic, également proposée séparément pour 2.891,90 €, toujours associée à des roues arrière directrices pouvant braquer jusqu’à 4,5°. Avec des jantes de 19’’ optimisées sur le plan aérodynamique, des pneus A+ à très faible résistance au roulement et des panneaux de soubassement supplémentaires munis de déflecteurs, le GLC atteint ainsi sa configuration aérodynamique la plus favorable, avec un Cx de 0,26, légèrement handicapée par une surface frontale de SUV. Enfin, une gestion énergétique améliorée, grâce à un mode Eco affiné, permet au GLC Electric «Long Range» d’évoluer sur autoroute en ne sollicitant que son moteur arrière. Seule ombre au tableau: ce pack est malheureusement incompatible avec la finition AMG Line.
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Version testée
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mercedes GLC 400e 4MATIC 9G-TRONIC ''140 Years Edition'' 185 Kw
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Catégories
- SUV & Crossovers
Carburant
- HYBPP
CO2
48 à 48gr WLTP
Puissance
252 CVDimension
4716 m
Volume Coffre
400 à 400 L
Dans cet article : Mercedes-Benz, Mercedes-Benz GLC
