Début 2025, lorsque la 6e faisait ses débuts au Salon de Bruxelles, Mazda se risquait à un premier plongeon prudent dans le grand bain électrique. Certes, le MX-30 figurait déjà au catalogue, mais le constructeur avait méthodiquement compromis les chances de ce crossover compact en le dotant d’une batterie bien trop petite et d’une autonomie ridicule. Considérons donc la 6e comme sa première tentative sérieuse. Avec, cette fois, un rayon d’action enfin acceptable, une puissance de recharge rapide convenable, le raffinement attendu et, surtout, un tarif presque imbattable. Une équation financière rendue possible par le partenariat noué avec Deepal, filiale du géant chinois Changan. Ou, plus exactement, par les emprunts consentis à ce dernier. Pour le dire sans détour, la 6e est une Deepal L07 dont on aurait redessiné les contours.
Le constat vaut peu ou prou pour ce CX-6e. Lui aussi puise ses racines chez Deepal, en l’occurrence dans le S07, même si Mazda a cette fois davantage eu voix au chapitre. Le département européen du design, dirigé par notre compatriote Jo Stenuit, a ainsi pu s’exprimer librement sur sa silhouette. Difficile, dès lors, de confondre le modèle d’origine et son dérivé japonais. Du coup, le CX-6e devrait flatter bon nombre de rétines européennes. Durant notre semaine d’essai, nous n’avons en tout cas croisé personne qui le trouvait disgracieux. Bien au contraire. Voilà déjà un point marqué face à l’Audi. Car si Ingolstadt a récemment offert une cure de jouvence au Q4 e-Tron, ni sa face avant remaniée ni ses feux arrière redessinés n’ont fait tourner les têtes. Rien de très surprenant: malgré ce restylage, l’Audi reste avant tout fidèle à elle-même.
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