- Avis Rédaction 16.40 /20
Longtemps, l’industrie automobile européenne s’est crue intouchable. Donneuse de leçons, parfois arrogante, parfois paresseuse, elle s’est installée dans une forme de confort qui l’a empêchée d’anticiper les bouleversements à venir. La remise en cause brutale du sacro-saint duo essence-Diesel par les autorités européennes, dans le sillage du scandale que l’on connait, puis l’émergence d’une industrie automobile chinoise dont personne n’avait réellement mesuré la capacité d’innovation et la vitesse de progression, ont pris les constructeurs de court.
Dans un premier temps, la réaction a souvent tenu du «football panique»: il fallait lancer de l’électrique, et vite. Sauf que cette technologie, encore nouvelle pour les constructeurs occidentaux, n’était pas suffisamment maîtrisée. Beaucoup de modèles tenaient davantage du laboratoire roulant que du produit réellement abouti. Les carrières écourtées des premiers EQA et EQC en témoignent. Et il n’y a au demeurant pas que Mercedes à en avoir été victime…
Mais cela appartient désormais au passé. L’industrie européenne est entrée dans une deuxième vague électrique qui a retenu les leçons de la première. Chez Mercedes, cette renaissance s’est matérialisée par l’excellente CLA – également disponible en Shooting Brake –, unanimement saluée pour son efficience énergétique, fruit d’une technologie maîtrisée et d’un excellent travail aérodynamique, garantissant une autonomie réelle particulièrement rassurante. Sans oublier un style redevenu très... Mercedes.
Cette stratégie de reconquête se poursuit aujourd’hui avec le GLB, un SUV qui n’a plus grand-chose de compact et qui prend la succession de l’EQB. Comme la CLA, il a été conçu dès l’origine pour accueillir aussi bien une motorisation électrique qu’un moteur à essence électrifié.
LE CONCEPT
Le GLB reprend logiquement la technologie électrique de la CLA, mais l’habille d’une silhouette nettement plus cubique. Avec son pavillon haut, sa calandre verticale (partiellement rétroéclairée), son capot presque horizontal et son hayon très droit, il évoque par ses proportions un Classe G ou, pour les plus anciens, un GLK. La comparaison s’arrête toutefois là.
Par rapport à l’EQB qu’il remplace, le nouveau GLB gagne près de 5 cm en longueur (4,74 m), presque 3 cm en largeur (1,86 m), perd 1,5 cm en hauteur (1,69 m) et voit son empattement progresser de 6 cm pour atteindre 2,89 m. Avec ses nouvelles dimensions, il ne dépasse la CLA que de 2 cm, tout en restant 22 cm plus haut, ce qui pénalise forcément son aérodynamique. Il demeure néanmoins 10 cm plus court qu’un GLC. Face à la concurrence, il se positionne entre les Audi Q4 et Q6 e-tron et vient même empiéter sur le territoire du nouveau BMW iX3.
Le qualificatif de «compact» devient donc relatif. En contrepartie, ce gabarit permet de proposer une configuration à cinq ou sept places. Les deux sièges de troisième rang, escamotables dans le plancher du coffre, constituent d’ailleurs l’un des arguments les plus originaux du modèle sur le marché. Mais ils sont en option.
- Consommation maitrisée, autonomie préservée
- Confort de marche, silence
- Habitabilité et possibilité de 7 places
- Mise de départ conséquente
- Comportement peu dynamique
- Quelques mesquineries dans l’équipement de série
Dans cet article : Mercedes-Benz, Mercedes-Benz GLB
