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Essai détaillé / Nissan Leaf 75 kWh: Balles Neuves

Rédigé par Laurent Blairon le

Bien avant l’emballement du marché de l’électrique, les deux premières générations de Leaf ont crédibilisé l’achat d’une berline familiale grand public capable de rouler sans la moindre goutte d’essence. Repartant presque d’une feuille blanche, cette nouvelle génération tente de faire oublier les approximations de ses devancières et de revenir dans la course effrénée imposée par une concurrence sans pitié. Texte: Laurent Blairon | Photos: Julien Mahiels

  • Avis Rédaction 16.30 /20

Depuis les débuts de la première génération, l’empattement de la Leaf n’a quasiment pas évolué: il atteint désormais 2690 mm, contre 2700 mm pour ses deux devancières. De quoi accueillir quatre adultes sans les faire souffrir, voire un cinquième passager – de préférence un enfant – au centre de la banquette. En configuration cinq places, elle profite même d’un coffre plus généreux que celui de la précédente génération, avec un volume minimal de 437 litres. C’est suffisant au quotidien, un peu moins pour voyager à quatre, d’autant que la Leaf se prive de frunk. Un sous-plancher, dissimulé sous deux panneaux, permet toutefois de compartimenter l’espace. 
À l’avant, la Leaf reçoit une console centrale bien pensée, notamment pour déposer et recharger un grand smartphone, par l’intermédiaire des ports USB ou du socle à induction. Un espace libre aménagé à sa base permet également d’y glisser un sac. Comme souvent chez Nissan, l’ambiance à bord se veut zen. Une sensation renforcée, dans notre version haut de gamme Evolve, par les tissus qui recouvrent le sommet des contre-portes et par le cuir synthétique des sièges. Celui-ci est clair, sauf sur les rebords des assises. Une bonne idée, puisque cette zone a tendance à se salir et à se marquer davantage avec le temps. Le résultat se montre en revanche moins convaincant sur le plan de l’harmonie, notamment en raison du choix d’une teinte bleu-mauve discutable… Les sièges avant offrent un confort appréciable. Ils manquent légèrement de soutien latéral, mais seuls les conducteurs les plus dynamiques devraient s’en plaindre. En pleine canicule, nous aurions toutefois apprécié une fonction de ventilation. Quelques soucis ergonomiques subsistent. Le pare-brise étant assez bas, le rétroviseur intérieur empiète sur le champ de vision. La visibilité vers l’arrière est également limitée par une lunette étroite et fortement inclinée. Sur la banquette, les genoux remontent un peu trop haut en raison de la batterie logée dans le plancher. Quant aux passagers mesurant 1,85 m ou plus, ils risquent de toucher le pavillon avec la tête. Bon point, en revanche, pour le toit panoramique électro-opacifiant par sections, qui permet d’occulter séparément les parties avant et arrière.

Dans cet article : Nissan, Nissan Leaf

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