La Nissan Pixo en bref:
- Citadine électrique du segment A conçue pour l’Europe
- Batterie LFP de 27,5 kWh et autonomie WLTP de 259 km
- Moteur de 82 ch/60 kW et consommation WLTP de 12,4 kWh/100 km
- Dimensions de 3,78 × 1,79 × 1,51 m et diamètre de braquage de 9,9 m
- Recharge AC 11 kW et DC 50 kW de série
- Coffre de 356 à 1221 l, sans frunk
- Garantie Nissan MORE jusqu'à 10 ans/200.000 km
Nissan avait quitté le terrain des mini-citadines européennes après la disparition de l’ancienne Pixo. Le constructeur japonais entend désormais y reprendre pied avec une voiture qui ne partage avec sa devancière que le nom et la vocation urbaine. La nouvelle Nissan Pixo est une citadine 100% électrique conçue pour l’Europe, empruntant son contenu technologique à la récente Twingo e-Tech Electric et au dernier Dacia Spring et assemblée par Renault dans l’usine slovène de Novo Mesto. Elle doit arriver sur le marché au début de 2027 et sera visible au Salon de l’Auto de Bruxelles, en janvier 2027.
Petite dehors, plutôt grande dedans
Avec ses dimensions de 3,78 × 1,79 × 1,51 m (L × l × h), la Pixo reste fidèle au format du segment A des petites citadines pratiques. Son empattement de 2492 mm doit néanmoins permettre d’accueillir valablement quatre adultes, si la banquette est réculée au maximum, évidemment. Nissan annonce aussi deux sièges arrière coulissants et rabattables indépendamment, une solution pratique, là encore reprise de la Twingo.

Le coffre affiche 356 l en configuration normale, dont 50 l réservés au rangement des câbles, et jusqu’à 1.221 l lorsque les sièges arrière sont rabattus. Des valeurs généreuses pour une voiture de ce gabarit. Il n’y a en revanche pas de frunk sous le capot avant. Avec 1.285 kg sur la balance et un diamètre de braquage de 9,9 m, la Pixo devrait rester à l’aise dans les rues étroites et les parkings urbains.
259 km et deux chargeurs de série
La Nissan Pixo fait appel à un moteur électrique de 60 kW, soit 82 ch. Il est alimenté par une batterie lithium-fer-phosphate de 27,5 kWh, une première pour un modèle Nissan commercialisé en Europe. L’autonomie annoncée atteint 259 km selon le cycle WLTP, pour une consommation normalisée de 12,4 kWh/100 km. Sur le papier, l’ensemble paraît donc correctement dimensionné pour un usage essentiellement urbain, voire périurbain.
La dotation de recharge constitue l’un des arguments importants de cette Pixo par rapport à la Twingo. Le chargeur embarqué triphasé de 11 kW est en effet proposé de série et permet de passer de 0 à 100% en 2 h 30. La recharge rapide en courant continu à 50 kW est également incluse d’office: Nissan annonce 28 minutes pour remonter de 15 à 80%. C’est un avantage face à la Renault, sur laquelle la recharge rapide n’est pas proposée de série.
Google et Gemini à bord
À bord, la Pixo associe un combiné numérique de 7'' à un écran central de 10''. Google intégré donne accès à la navigation, au calcul d’itinéraire en temps réel et aux services connectés sans devoir passer par un smartphone. L’assistant Gemini doit aussi permettre de commander certaines fonctions par la voix et d’adapter ses réponses aux préférences du conducteur. Une reconnaissance faciale peut charger automatiquement ses réglages personnels.

Nissan annonce par ailleurs une conduite à une pédale et plusieurs aides livrées de série '(4 ADAS), dont le régulateur de vitesse adaptatif avec fonction stop and go, l’alerte de franchissement de ligne et le stationnement mains libres. La présentation extérieure cherche, elle, à donner du caractère à ce petit cube électrique: signatures lumineuses inspirées des pixels, face avant au dessin de robot et 23 petits clins d’œil cachés au nombre 23, qui se prononce «ni-san» en japonais.
Un retour stratégique dans le segment A
Avec la Pixo, Nissan complète une gamme électrique européenne déjà renouvelée par les Leaf et Micra et tente surtout de reprendre pied dans une catégorie désertée par de nombreux constructeurs. Tout ceci en attendant le Juke électrique qui est en approche. Son format compact, son coffre et sa recharge de série lui donnent des arguments concrets, mais son positionnement commercial dépendra largement du tarif. Celui-ci n’est pas encore connu: Nissan promet davantage de détails sur les prix, les équipements spécifiques à la Belgique et les précommandes à partir de décembre 2026.
