Mais existe-t-il d’autres voies? Des chemins de traverse, moins fréquentés, donc plus accessibles? C’est précisément l’ambition de cette rubrique, «Les Oldtimers oubliées»: proposer un angle différent, plus original, moins convenu – et, pourquoi pas, plus audacieux.
- Une Opel Comodore GS/E plutôt qu’un BMW 3.0 CS
- Une Citroën Visa GTi plutôt qu’une Peugeot 205 GTi
- Une Aston Martin DB7 plutôt qu’une Ferrari 550/575
- Une Fiat 124 Sport Spider plutôt qu’une Alfa Romeo Spider
- Une Porsche 968 plutôt qu’une 911
- Une Cadillac XLR plutôt qu’une Mercedes SL500
- Une Opel Speedster plutôt qu’un e Lotus Elise

De bonnes raisons d’aimer la De Tomaso Pantera
Les évolutions de la De Tomaso Pantera
-Avril 1970: lancement de la Pantera «de base» à moteur V8 Ford Cleveland 5.8 litres, annoncé pour 330 ch.
-1972: la gamme se complète d’une version GTS dont le moteur est donné pour 350 ch.
-Ensuite: multiples versions (L, GT4, GT5, GT5S et tutti quanti), toutes équipées de V8 Ford mais d’origines, configurations et puissances diverses. Selon les sources, les infos varient. Mieux vaut s’entourer d’experts pour s’y retrouver.
-Juin 1990: Pantera 90 (SI) développée au départ d’une GT5S. Silhouette revue par Gandini, moteur V8 Ford 5.0 de 305 ch. Pour la première fois, une variante de carrosserie Targa est disponible.
-1993: arrêt définitif de la production.

Que surveiller sur une De Tomaso Pantera?
Le moteur en lui-même est costaud mais, mal refroidi, il a tendance à chauffer. La carrosserie est une misère: elle était déjà rouillée en sortie de chaîne. Il faut donc attentivement surveiller les endroits cachés, comme les ailes, le tunnel, les montants de pare-brise, le plancher, le soubassement,… La construction, artisanale, n’est pas exempte de défauts, l’adjectif d’artisanal devant davantage être pris ici dans le sens de bricolage que de travail soigné. Vu le nombre de versions et d’équipements, et sachant qu’il n’y avait guère de constante dans le choix des pièces, la tâche de restauration est complexe et s’avère vite ruineuse. Vous l’avez compris: il convient de sélectionner une voiture complète, dont on connait l’historique, prendre son temps pour l’examiner en détail et l’essayer consciencieusement avant de prendre une décision sous peine de le regretter.
Quelle est la cote de la De Tomaso Pantera?
Pour un bel exemplaire, tablez entre 95 et largement plus de 150.000 €. Et beaucoup plus pour un modèle rare et/ou avec un palmarès sportif. Les GT5, GT5-S et 90 Si s’envolent vers les 200 à 300.000 €. C’est évidemment cher, mais reste plus abordable que ses rivales italiennes, américaines ou britanniques, plus prestigieuses. Mais quoiqu’il en soit, un Pantera sera toujours beaucoup plus abordable qu’une Ford GT40 dont l’unité minimale de transaction atteint le million d’euros: de 3 à… 10 millions d’euros selon la version et le pedigree sportif. À cette aune, la De Tomaso apparait presque comme une affaire.

Quelle version de la De Tomaso Pantera choisir?
Peu importe la version, mais privilégiez une voiture de la période 1972/75 et surtout dans un état 100% d’origine. La GTS semble un très bon choix, avec son V8 Ford légèrement plus affuté, ses belles jantes, ses suspensions un peu plus rigoureuses,…
Où se renseigner sur la De Tomaso Pantera?
De Tomaso UK owners club (https://detomasodc.co.uk/) ou De Tomaso Club de France ([email protected])