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Laquelle choisir? / Les oldtimers oubliées : une Citroën Visa GTI plutôt qu'une Peugeot 205 GTI ?

Rédigé par Xavier Daffe le

Sur le marché de la voiture ancienne, les recherches se concentrent sur les mêmes modèles: les plus emblématiques, les plus «évidents». À force d’attirer tous les regards, ces icônes deviennent également les premières victimes de l’inflation galopante.

Mais existe-t-il d’autres voies? Des chemins de traverse, moins fréquentés, donc plus accessibles? C’est précisément l’ambition de cette nouvelle rubrique, «Les Classiques Alternatives»: proposer un angle différent, plus original, moins convenu — et, pourquoi pas, plus audacieux.

Première suggestion: et si l’on optait pour une Citroën Visa GTi plutôt qu’une Peugeot 205 GTi?

De bonnes raisons d'aimer la Visa 

Certes, la Visa, y compris dans sa version GTi, n’a jamais remporté de concours d’élégance. Derrière une silhouette que d’aucuns jugeront ingrate — voire franchement disgracieuse — se cache pourtant une personnalité mécanique de premier ordre.

Car une fois installé derrière le volant, une évidence s’impose: on n’a plus envie d’en descendre. À condition, bien sûr, de passer outre son esthétique bricolée, sa finition et ses matériaux de bord qui feraient tomber de sa chaise le premier ingénieur teuton venu, et d’accepter une position de conduite qui ne conviendra pas à tous, la Visa GTi révèle un tempérament de vraie sportive. Performante, incisive, dotée d’une excellente tenue de route, elle offre un comportement à la fois joueur et rassurant.

Son train avant, solidement ancré au sol, inspire confiance, tandis que l’arrière, suffisamment mobile, apporte la vivacité nécessaire sans jamais verser dans la brutalité ou la caricature. Contrairement à la 205 GTi 1.9, réputée pour ses réactions parfois aussi exaltantes qu’imprévisibles, la Visa GTi se montre plus progressive, plus lisible, plus saine.

À sa manière, elle évoque le pilotage des petites bombinettes britanniques — les Mini Cooper en tête — avec ce mélange de légèreté, d’agilité et de spontanéité. Pour avoir longuement pratiqué les 205 GTi 1.6 et 1.9, j’oserais même avancer que la Citroën surclasse ses cousines sochaliennes en matière d’équilibre général, de cohérence. Moins extrême, elle se révèle plus homogène, donc plus accessible au conducteur lambda.

 Aimez-la pour son cœur plutôt que pour son apparence: sa beauté, incontestablement, est intérieure.

Les évolutions de la Visa GTI

Septembre 1984 : lancement de la Visa GTi 105 ch (143 Nm), qui complète l’offre sportive aux côtés de la GT 1.4 de 80 ch, cette dernière reposant toutefois sur un châssis nettement moins abouti.

  •  Mars 1986 : introduction d’une version 115 ch, proposée en option.
  •  Décembre 1986 : le moteur 115 ch devient la monte de série. Le bloc 105 ch disparaît du catalogue.
  •  Septembre 1988 : fin de production. La relève sera assurée, peu de temps après, par la Saxo.

Que surveiller sur une Visa GTI ?

Le 4-cylindres 1.6 XU à injection jouit d’une solide réputation de fiabilité, quelle que soit la déclinaison. Endurant et bien né, il supporte sans difficulté un usage dynamique.

En revanche, la vigilance s’impose du côté de la corrosion. Même si la carrosserie paraît saine, inspectez attentivement le train arrière. Plus largement, la rouille constituait un mal endémique des françaises de cette époque. Une inspection minutieuse s’impose donc.

On relèvera également quelques caprices électriques, sans gravité majeure. Enfin, la dimension de pneus, aujourd’hui peu répandue (185/60 HR13), entraîne des tarifs relativement élevés, un paramètre à intégrer dans le budget d’exploitation.

Quelle est la cote d'une Visa GTI ?

Quasi introuvable sur le marché, une belle Visa GTi s’échange aujourd’hui entre 8.000 et 15.000 € pour un exemplaire en état concours. Une somme conséquente en valeur absolue — nettement plus raisonnable toutefois comparée aux envolées tarifaires délirantes de la 205 GTi.

Compte tenu de la rareté du modèle, les négociations agressives sont généralement mal venues. Particularité de la petite Citroën: si elle compte peu d’acheteurs déclarés, elle recense encore moins de vendeurs. L’équilibre du marché joue donc en faveur des propriétaires.

Quelle version de Visa GTI choisir ?

Sur le papier, la version 115 ch s’impose naturellement pour des raisons de performances. Toutefois, la 105 ch, à peine moins rapide, ne doit pas être négligée: son agrément demeure intact.

Dans tous les cas, privilégiez avant tout l’état général et l’authenticité. Une voiture strictement d’origine constitue un véritable Graal — si tant est que vous en trouviez une. La production totale de la GTi n’a pas dépassé les 10.000 unités en quatre ans.

À titre de comparaison, la 205 GTi, toutes versions confondues, a été fabriquée à plus de 220.000 exemplaires. Une disproportion éloquente.

Où se renseigner sur la Visa GTI ?

Club Citroën France : www.club-citroen-france.club

Dans cet article :

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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