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Premier essai / Dacia Jogger Hybrid 155 (2026) - Il allonge la foulée

Rédigé par Laurent Blairon le

En reprenant le 1.8 Hybrid du Bigster à l’occasion du facelift de la gamme, le Jogger monte d’un cran en raffinement et en sobriété pour à peine plus cher.

Comme pour la Sandero, le facelift est subtil et similaire, il concerne surtout les nouveaux phares et l’équipement de bord. Le plus visible est le nouvel écran central tactile de 10'', repris du Bigster/Duster. Un socle d erecharge par induction peut recharger votre smartphone. Parce qu’il s’agit d’un véhicule plus encombrant qu'une Sandero, le nouveau pack visibilité (caméra 360°, rétros rabattables électriquement et commutateur automatique de grand phare) se révèle presque indispensable et ne coûte que 250 €. On découvre notre Jogger d’essai dans sa nouvelle teinte gris « pierre de sable », très chic.

De 1.6 à 1.8

Pour remplacer le moteur hybride 1.6, Dacia opte pour le bloc full Hybrid 1.8. On l'a dit, c'est celui du Bigster, mais aussi, chez Renautl, du Symbioz Full Hybrid E-Tech 160. C’est une évolution du précédent, lui-même dérivé d’un 1.6 d’origine Nissan. Outre de gagner 15 ch, il profite de 25% de gain en couple (172 Nm), qui plus est disponibles plus tôt. De l’injection multipoint vieillissante, le 1.8 est passé à une injection directe, et comme le 1.6 il conserve un fonctionnement selon le cycle Atkinson (ce qui n’est pas le cas du 1.2 Eco-G 120, car ce dernier est pourvu d’un turbocompresseur, d’où son cycle Miller).  
Pour le reste le nouveau 1.8 conserve la même architecture électrique, c’est-à-dire un moteur de traction développant 36 kW (50 ch) et 205 Nm de couple. Il est capable d’entraîner la voiture à lui seul et recharge la batterie lord des freinages.  Un second petit moteur électrique (alterno-démarreur) de 15 kW (20 ch) inséré dans la transmission relance le moteur thermique dans les transitions. La batterie, de type Lithium-ion NMC augmente légèrement de 1,2 à 1,4 kWh. Elle ne possède pas de circuit de refroidissement propre et se contente de la clim’ de la voiture.
Quant à la boîte de vitesse, c’est toujours la fameuse unité de type « à crabot sans embrayage ». Elle a été reprogrammée pour fonctionner avec plus de fluidité et de rapidité.
Toutes les améliorations du moteur conduisent à des gains notables : plus de performances, baisse de la consommation et des rejets et aussi augmentation de la capacité de remorquage.

Chameau de la gamme 

Si la reine de l’autonomie restera la version Eco-G 120, l’Hybrid 155 s’impose comme le chameau de la gamme. Comptez en moyenne de 2 à 3 l/100 km de différence, simplement parce que le Jogger évolue le plus souvent possible en mode 100% électrique, en tout cas en ville. Dacia prétend que 80% des trajets urbains sont faisables sans brûler une goutte d'essence. La moyenne globale générale WLTP se fixe à 4,5 l/100 km.
Le Jogger Hybrid fort de - en réalité - 158 ch, affiche une très bonne santé, filant de 0 à 100 km/h en 8,9 s. Mais dans l’ensemble il offre surtout plus d’onctuosité grâce à un surplus de couple disponible plus tôt, ce qui « allège » ou facilite les évolutions à basses vitesses, en agglomération. On a le sentiment de devoir moins le pousser pour adopter un bon rythme. 

Le châssis, visiblement peaufiné, semble un peu plus tendu, sans sombrer dans l’inconfort. Son généreux empattement (2,90 m) assure toujours une grande stabilité, mais le Jogger 155 se joue brillamment des milliers de virages entre Biot et Nice. À l’instar de la Sandero, la direction évolue vers plus de feeling et de précision. 
Si on le brusque, le 1.8 vide rapidement la batterie, et il enchaîne alors des des phases de recharge inopinée en grommelant de façon très sonore. Quand on hausse le rythme sur les axes dégagés et avec un peu de dénivelé, la transmission semble toujours un peu brute (quelques à-coups) et assez présente dans l’habitacle, tout comme le 1.8 qui repasse souvent en 3e. Contrairement à l’Eco-G auto, pas de palettes au volant pour intervenir. Cela dit la gestion des 4 rapports du 1.8 nous semble plus fluide qu’avec le précédent 1.6. À confirmer plus tard, lors d'un essai plus long. Bref: la philosophie reste la même en 1.8 et le Jogger n'est donc pas conçu pour dévorer des centaines de bornes autoroutières à haute vitesse. Il préfère se poser à 110-120 km/h et chercher ce pour quoi il est pensé : l’économie d’énergie. Ou alors rester sur des départementales où il redevient un havre de sérénité.

Pas beaucoup plus cher

Disponible en trois degrés d’équipement (Expression, Extreme, Journey) le prix du Jogger Hybrid 155 va de 25.390 à 27.490 €, une augmentation mesurée par rapport à l’ancien 1.6 Hybrid et on y gagne sur toute la ligne. En passant de 1,6 à 1,8 la taxe annuelle de circulation augmente un peu, mais la proposition n’en devient que plus tentante. 

En conclusion

Le Dacia Jogger reste une proposition unique sur le marché : un break sept places hybride proposé à (très) nettement moins de 30.000 €. Ou 5 places avec un très grand coffre. De quoi concurrencer nombre de SUV moins pratiques et beaucoup plus chers. Dacia l'a fait évoluer partout où c'était possible et/ou nécessaire. On en vient à espérer une version avec intérieur cuir, toît panoramique et vitrage acoustique. Mais alors, il ne s'agirait plus vraiment d'une Dacia qui reste sur sa ligne: s'embourgeoiser, oui, mais sans superflu.

 

 

Dans cet article : Dacia, Dacia Jogger

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