- Avis Rédaction 17.25 /20
A vant que l’électrique ne rebattent les cartes, les SUV premium européens vivaient sur des équilibres bien établis. Volvo y cultivait avec succès sa différence entre discrétion, sécurité et élégance scandinave. L’arrivée de l’électrique a déplacé le centre de gravité du marché. Désormais, les références se mesurent autant à la qualité du logiciel, à la vitesse de recharge, à l’efficience ou à l’expérience numérique qu’au plaisir de conduite. Avec l’EX90, Volvo voulait prendre une longueur d’avance. Son lancement, perturbé par des retards et une mise au point logicielle plus complexe que prévu, a momentanément terni cette ambition. Depuis, le grand SUV a retrouvé son statut de porte-étendard. À l’autre extrémité de la gamme, l’EX30 s’est imposé comme un succès commercial. Restait à investir le cœur du marché. C’est précisément la mission de l’EX60. Plus encore que l’EX90, ce SUV doit incarner la nouvelle génération des Volvo électriques et démontrer que la marque «suédoise» possède désormais tous les atouts pour rivaliser avec les meilleures références du segment. Et séduire les gestionnaires de flottes en tant que meilleur choix?
LE CONCEPT
L’EX60 est le pendant 100% électrique du XC60... pas encore son remplaçant. Volvo a choisi de ne pas sauter dans le vide sans filet et donc de maintenir ce pilier commercial au catalogue. Depuis près de vingt ans et deux générations, c’est la machine à cash de Volvo... L’EX60 porte surtout une responsabilité stratégique: convaincre l’importante clientèle du XC60 de franchir le pas vers le tout électrique. Au premier regard, l’EX60 ne provoque pourtant pas l’effet «waouh». Long de 4,80 m, il reprend les signatures lumineuses en marteau de Thor à l’avant et les feux verticaux à l’arrière. Ses proportions sont particulièrement justes, son dessin gagne en maturité par rapport aux EX30 et EX90, et son élégance se révèle davantage à mesure qu’on l’observe. Cette sobriété n’est pas qu’un effet de style. Dans une catégorie où chaque kilomètre d’autonomie se gagne aux forceps, l’aérodynamique guide de nombreuses décisions. Un chiffre pour résumer: 0,26, son Cx. Un exemple pour concrétiser: ses poignées de porte, qu’il serait plus juste de qualifier d’ailerons. Elles guident proprement (sans le briser) le flux aérodynamique latéral. Et améliorent au passage l’insonorisation. Esthétiquement, ça en jette: privés de vraies poignées (contrairement aux EX30 et EX90), les flancs et les surfaces vitrées brillent de pureté. Le toit n’adopte pas l’allure fuyante de trop de voitures électriques, ce qui renforce son côté large d’épaules, comme une bonne (vieille) Volvo.
- Ligne harmonieuse, pas tape-à-l’œil
- Moteur puissant, velu et doux
- Consommation & recharge
- Lignes trop minimalistes?
- Quasiment plus de boutons
- Prix logique, mais élevé
Dans cet article : Volvo, Volvo EX60
