- Avis Rédaction 15.48 /20
Lancée en 1990, la Renault Clio prenait la succession de la très populaire R5 avec la lourde responsabilité de perpétuer, voire de dépasser le succès de cette dernière. Avec plus de quatre millions d’exemplaires produits de 1990 à 1998, le pari était réussi et ce succès allait se répéter au gré des générations, jusqu’à la cinquième qui introduisait une motorisation hybride E-tech en 2019. Une variante qui allait représenter jusqu’à 30% des ventes de la Clio sortante. Au total, ce sont plus de 17 millions de Clio qui se seront vendues sur l’ensemble des cinq premières générations, dans plus de 120 pays, au long d’une carrière longue déjà de 35 ans. Poursuivant dans la foulée de la Clio V «phase 2», la nouvelle venue doit conforter la montée en gamme de Renault, initiée par la Mégane E-tech Electric. À cette fin, le constructeur au losange veut établir la Clio sixième du nom comme nouvelle référence de son segment, tant en matière de qualité que de technologie embarquée et de prestations… avec un accent prononcé sur l’électrification. Des ambitions que doit incarner au mieux la version E-Tech Full Hybrid 160 en finition haute Esprit Alpine qui fait l’objet de cet essai. Et si vouloir c’est pouvoir, nous avons passé au peigne fin cette nouvelle Clio pour savoir si elle était digne du slogan d’antan: «Elle a tout d’une grande!».
LE CONCEPT
C’est donc avec une certaine pression que fut lancée la Clio VI en septembre 2025, sous le signe de la rupture. Fini les lignes sages, quelque peu policées et très typées «petite polyvalente», place à un design plus agressif, plus osé, plus charismatique. Cette Clio nouvelle inaugure le langage stylistique des futures Renault modernes avec une emphase plus marquée dans le traitement des optiques, plus sculptées, qui lui confèrent davantage de personnalité. Un visage plus affirmé que conforte la calandre avancée et généreuse, combinée à une large prise d’air sur toute la largeur du bouclier, qui semble vouloir dévorer la route… et la concurrence? La signature lumineuse diurne vient renforcer cette appétence assumée. Le saut générationnel se traduit surtout par une poussée de croissance visible: 67 mm gagnés en longueur, 39 mm en largeur; la Clio VI s’affirme et flirte désormais avec les limites supérieures de son segment en affichant 4,12 m de long. Las, cela ne profitera guère aux occupants (surtout à l’arrière) et à leurs bagages puisque l’empattement, lui, ne s’étire que de 8 mm. C’est donc le porte-à-faux avant qui s’allonge tandis que le profil général se veut plus effilé et tendu, bien servi par le bas des vitres sans joint visible et des passages de roues surlignés d’un accastillage noir brillant. Ajoutez-y les ailes aux plis sculptés dans le prolongement des phares et des feux arrière et vous obtenez une ligne aux accents sportifs et chics, typiques d’une certaine… Peugeot 208, pardon, d’un certain Gilles Vidal, ex-patron du style Renault, retourné depuis chez Stellantis où il avait déjà signé, notamment, le «sacré numéro» sochalien.
- Hybridation efficiente et performante
- Équilibre entre confort et comportement
- Technologie et connectivité
- Rapport encombrement/habitabilité
- Moteur thermique bruyant
- Tarif élevé (finition Esprit Alpine)
Dans cet article : Renault, Renault Clio