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Essai détaillé / Renault Clio E-Tech Full Hybrid 160: Elle a tout d'une grande... ou presque!

Rédigé par Frédéric Kevers le

Étonnante de sobriété, cette sixième génération de Renault Clio joue la carte de la rupture. Design émancipé, format majoré et technologie évoluée; la (plus si) petite française joue à fond la carte de l’électrification partielle pour mieux soutenir ses nouvelles ambitions. Mais vouloir toujours grandir suffit-il pour réussir? Texte : Frédéric Kevers | Photos : Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 15.48 /20

Ce potentiel mécanique est désormais exploité par un châssis rigidifié, dont l’empattement n’évolue pratiquement pas mais qui bénéficie de voies élargies de 39 mm à l’avant et 10 mm à l’arrière. La plateforme CMF-B Evo conserve des pseudo McPherson à l’avant et un essieu de torsion à l’arrière, mais les ingénieurs ont travaillé sur la géométrie des suspensions et sur la rigidité de la structure pour assurer un comportement plus rigoureux sans compromettre le confort. Un objectif atteint avec brio, reconnaissons-le. Non seulement cette Clio E-Tech Full Hybrid s’avère un peu plus dynamique que sa devancière, mais elle distille un confort feutré doublé d’une maîtrise des mouvements de caisse plus posée, sans annihiler totalement le roulis en virage pour des réactions plus téléphonées. Voilà qui change de l’amortissement «bout de bois» de la précédente génération, du moins en finition Esprit Alpine. Au volant, la sensation d’évoluer à bord d’un modèle du segment C s’avère gratifiante. Toutefois, ne vous fiez ni à l’appellation ni au look sportif de cette Clio Esprit Alpine. Certes les 160 ch sont bien présents, effectivement le châssis est compétent, mais n’espérez pas le dynamisme d’une GTI ni la poussée d’une électrique. Cette Renault reste avant tout une Clio, faisant la part belle au confort au point de s’ériger à nouveau en référence de sa catégorie sur ce plan. Elle est bien aidée par une direction à la démultiplication (un peu) plus directe, certes avare en retour d’informations, mais précise et suffisamment «lourde» pour un ressenti plus convaincant. Quatre modes de conduite sont désormais proposés via le Multi-Sense (disponible dès la finition Techno) qui s’active via le bouton ad hoc sur le volant ou un menu sur l’écran central. Vous avez le choix entre Normal, Eco, Sport ou le nouveau mode Smart. Ce dernier ne permet pas une configuration à la carte mais gère automatiquement le passage de l’un des trois modes à l’autre en fonction des circonstances de conduite. À l’usage, son fonctionnement judicieux pose la question de la pertinence des trois modes séparés. Les voies impénétrables du marketing probablement. Malheureusement, quel que soit le mode, la chaîne hybride ne peut masquer son principal défaut: la sonorité trop présente et bourdonnante du 4-cylindres à cycle Atkinson. Si son efficience – que nous aborderons au chapitre «Les finances» – est remarquable, ce moteur à essence nuit un peu  à l’agrément de conduite de cette Clio hybride. Rond, volontaire et disposant d’une belle allonge, le groupe motopropulseur hybride vous offre l’agrément d’un bon vieux Diesel, associé à une transmission dont la gestion affinée a gommé presque totalement les à-coups et hésitations qui la caractérisaient autrefois. En milieux urbains et périurbains, les évolutions se feront majoritairement en mode électrique et la récupération efficace de l’énergie au freinage permet de maintenir un niveau de batterie suffisant pour minimiser les interventions du moteur thermique afin de la recharger tandis que le rythme plus «lent» reste à la portée du seul moteur électrique sans nuire à la sécurité. Une fois que vous aborderez des routes de campagne plus dégagées ou des portions à grande vitesse, le bilan sera bien moins flatteur. À l’instar d’un… Diesel, le moteur à essence impose alors une sonorité rocailleuse – il est vrai moins agricole – qui détonne dans l’environnement feutré et raffiné de l’habitacle de cette Clio. Une nuisance auditive qui rappelle soudainement son statut de petite polyvalente généraliste. Dommage. Par contre, la sérénité sur autoroute ne souffre pas la critique, bien aidée par des aides judicieusement calibrées et aisées à configurer dans le menu Perso de l’écran central. Il vous suffit ensuite d’une double pression sur un bouton situé à gauche du volant sur la planche de bord pour (dés)activer vos préférences. Sur ce point, Renault fait toujours office de référence. Il ne s’agit certes que d’un détail mais il contribue à l’agrément de conduite – ou d’utilisation – de cette «petite» Clio!

Dans cet article : Renault, Renault Clio

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