- Avis Rédaction 15.48 /20
De nos jours, le design et le marketing ont pris le pas sur la qualité et la cohérence et l’habitacle de cette nouvelle Clio en finition Esprit Alpine en atteste sans coup férir. Au premier coup d’œil, le mobilier flatte l’œil par la modernité des lignes et rassure par son agencement somme toute classique. Les commandes se trouvent là où on les attend, les jeux de surfaces texturées rythment la vue et les détails accrochent le regard. Mieux, les éléments les plus remarquables invitent au contact et séduisent au toucher. Mais un examen plus attentif révèle de nombreuses disparités. Les plastiques durs côtoient la microfibre recyclée, tandis que les accastillages en noir laqué contrastent avec le métal du jonc décoratif de la planche de bord, aux extrémités «thermocolorées». Disons qu’il y a à boire et à manger. La qualité de l’assemblage n’est pas remise en question pour autant, mais un peu de sobriété et de constance dans le choix des matériaux eut sans doute été plus judicieux. Au moins, l’ergonomie combine-t-elle intelligemment commandes physiques et tactiles – quoique chacun se fera une opinion sur la traditionnelle multiplication des commodos à droite du volant – tandis que la position de conduite profite de réglages amples du siège et de la colonne de direction pour répondre aux attentes de tous les gabarits. Alliant maintien et confort, les places avant ne souffrent pas la critique. Il en ira autrement à l’arrière où l’empattement étiré d’un centimètre ne se ressent guère, l’espace aux jambes n’étant pas le plus généreux du segment. Quant au coffre de cette variante hybride, il doit composer avec un volume amputé de 82 l, ne progressant pas d’une génération à l’autre. Tout juste profite-t-il d’un seuil abaissé de 4 cm pour faciliter les manœuvres de (dé)chargement.
Dans cet article : Renault, Renault Clio