La Gordon Murray S1 (2026) en résumé
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Évolution plus routière de la GMSV S1 LM
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V12 Cosworth atmosphérique de 4,2 litres et 690 ch
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Boîte manuelle à six rapports
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Position de conduite centrale et habitacle à trois places
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Production limitée à 64 exemplaires
1. Une S1 LM sans les artifices de compétition
La S1 reprend la plateforme de la radicale S1 LM de 2025, mais avec une mission différente. Là où la S1 LM célébrait la victoire de la McLaren F1 GTR aux 24 Heures du Mans 1995 avec une orientation très piste, la S1 vise les trajets rapides et plus longs, dans l’esprit de la McLaren F1 d’origine.

Le grand aileron fixe, le généreux splitter et les jupes latérales élargies disparaissent. Tous les panneaux de carrosserie sont nouveaux, au profit d’une silhouette plus épurée avec une aérodynamique arrière active intégrée. L’objectif n’est plus l’appui maximal, mais davantage le grip mécanique, l’équilibre et la confiance sur route ouverte.
2. V12 Cosworth jusqu’à 12.100 tr/min
Derrière les occupants prend place un V12 Cosworth atmosphérique de 4,2 litres. Il développe 690 ch et 500 Nm, avec un régime maximal de 12.100 tr/min. Fait notable pour un moteur aussi pointu, 81 % du couple est déjà disponible dès 2.500 tr/min.

Le moteur utilise notamment des pistons allégés avec revêtement en carbure de silicium, des soupapes et bielles en titane ainsi qu’une lubrification par carter sec. Pas de turbo ni d’hybridation : Gordon Murray mise sur une faible inertie, une réponse immédiate à l’accélérateur et un moteur placé au centre de l’expérience de conduite.
3. Uniquement avec une boîte manuelle
La S1 reçoit une boîte manuelle à six rapports. Le sixième est volontairement allongé pour favoriser les longs trajets. Un nouveau cheminement plus direct des câbles doit également améliorer la précision des changements de rapport et conserver le fameux ressenti mécanique de type « rifle-bolt » cher à Gordon Murray.

La S1 conserve la largeur, les voies, l’architecture légère des suspensions et les pneus plus larges de la S1 LM, mais sa garde au sol augmente de 10 mm. L’amortissement est aussi assoupli afin d’améliorer le confort sans sacrifier la précision de la direction ni le retour d’informations.
4. L’idée de la McLaren F1, mais plus exploitable
À bord, la position de conduite centrale est conservée. La S1 dispose donc de trois sièges, avec le conducteur installé au milieu. Mais l’ambiance est plus luxueuse que dans la S1 LM, grâce à davantage de cuir, des tissus spécifiques, une meilleure isolation acoustique, un système d’infodivertissement adapté et une installation audio légère.

Les nouvelles portes en élytre reçoivent des vitres descendantes et remplacent la petite fenêtre en Lexan de la S1 LM. Leur ouverture plus large facilite également l’accès à bord. L’assistance de direction peut elle aussi être réglée : davantage d’assistance pour une conduite détendue ou moins de filtrage sur les routes plus dynamiques.
5. 64 exemplaires, tous personnalisés
La S1 reçoit également plusieurs détails stylistiques spécifiques. Les phares adoptent leur propre signature lumineuse, tandis que les petits projecteurs intégrés dans le nez font référence au show-car Monaco de 1992. Les rétroviseurs montés sur les montants A intègrent discrètement une caméra arrière.
Le compartiment moteur met le V12 en valeur avec un échappement en Inconel poli et un écran thermique plaqué or 24 carats. Malgré son orientation plus GT, la S1 restera très exclusive : seuls 64 exemplaires seront produits dans le monde. Chacun sera configuré individuellement par son propriétaire. Les prix n’ont pas encore été communiqués... et ne le seront probablement jamais, l'ensemble des exemplaires étant déjà vendus.
