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Nouveau modèle / Dacia Spring (2026) - Rebond décisif !

Rédigé par Laurent Blairon le 08-09-2026

La Spring repart d'une feuille presque blanche. Plateforme empruntée à la Twingo E-Tech, fabrication européenne, moteur de 80 ch et batterie LFP. Ne demeurent que le nom et la volonté de rester l’une des voitures électriques les moins chères du marché. Toute la gamme restera sous les 20.000 €.

Lorsqu’elle apparaît en 2021, la Dacia Spring fait figure d’OVNI... marrant. Petite, légère, techniquement rudimentaire et surtout nettement moins chère que les autres électriques du marché, elle applique à la voiture à batterie la recette Dacia : ne proposer que ce qui paraît réellement nécessaire. Plus de 210.000 exemplaires ont depuis trouvé preneur dans une quarantaine de pays, des citadins charmés par son aisance en ville, mais aussi des habitants des zones plus éloignées, en quête de mobilité (moderne) accessible.

Mais pour cette nouvelle génération, Dacia change radicalement de méthode. La nouvelle Spring n’est plus l’évolution d’une petite chinoise reconditionnée pour l’Europe. Hormis son nom, pratiquement tout change.

Une Spring européenne

Le bouleversement commence sous la carrosserie. La Spring repose désormais sur la nouvelle plateforme RGEV Small du Groupe Renault et devient par la même occasion la première Dacia développée selon un processus permettant de ramener le cycle de conception à moins de deux ans (seize mois dans ce cas).

La Spring change de pédigrée. Exit la production chinoise : elle sera désormais assemblée à Novo Mesto, en Slovénie, aux côtés de la Twingo. Une évolution stratégique importante sachant que Dacia prévoit quatre modèles 100 % électriques à l’horizon 2030.

La métamorphose se remarque immédiatement dans les proportions. Avec 3,85 m de long et 1,72 m de large, la nouvelle venue grandit de respectivement 15 et surtout 18 cm. Une sacrée transformation, la voiturette devient citadine et gagne une présence autrement plus sérieuse. La Spring devrait aussi se montrer particulièrement à l’aise en ville grâce à un rayon de braquage annoncé à 4,95 m. 

Capot court et haut, passages de roues marqués, faces verticales et protections généreuses rapprochent visuellement cette petite électrique du langage stylistique "robuste et sans complications" des dernières Dacia. Elle reste sobre, mais affiche une bouille très sympa et une certaine personnalité. 

La marque conserve sa logique de simplicité. Les bandeaux noirs reliant les optiques reprennent la signature du Dacia Link, tandis que certaines astuces réduisent le nombre de composants. Dans les feux, par exemple, seule la partie supérieure de la signature est éclairée par LED : la partie inférieure utilise un jeu de réflexion (en somme, de l’éclairage indirect) pour produire l’effet lumineux recherché. Du style, sans multiplier inutilement les pièces, donc les coûts.

Plus grande, dedans surtout

Les centimètres supplémentaires ne servent pas uniquement à donner davantage de présence à la Spring. Dacia revendique désormais l’un des habitacles les plus spacieux du segment A électrique (pour 4 adultes). La position de conduite progresse avec un siège conducteur réglable en hauteur et surtout un volant désormais ajustable en hauteur et en profondeur.

Frein de parking électrique, caméra et radar de recul ainsi que bouton My Safety pour retrouver rapidement ses réglages favoris d’aides à la conduite complètent l’équipement.

Et surtout, elle gagne un coffre de 337 litres, valeur généreuse pour une voiture de 3,85 m. Banquette rabattue – et désormais fractionnable 50/50 –, le volume atteint 1.283 litres. Dommage, pas de banquette coulissante, comme dans la Twingo, mais le plancher de coffre gagne un compartimentage de son sous-plancher. Ce n’est pas tout, la Spring conserve également une particularité peu courante à ce niveau de gamme : un frunk de 18 litres, proposé en option, suffisant grand pour accueillir les câbles de recharge.

L’habitacle monte parallèlement en gamme en toute sobriété. La planche de bord très horizontale reçoit une instrumentation numérique de 7 pouces et, avec le système Media Nav Live, un écran tactile central de 10,1 pouces compatible sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto.

Navigation connectée, programmation de la recharge, préconditionnement de l’habitacle et localisation du véhicule complètent l’offre. La version Media Control, plus simple, transforme quant à elle le smartphone en interface multimédia. La Spring adopte aussi les points d’ancrage YouClip déjà connus sur d’autres Dacia.

80 ch, mais toujours une petite batterie

Dacia ne veut ni ne peut tomber dans la course à la capacité de batterie. Le constructeur part d’un constat imparable : les propriétaires de la première Spring parcourent en moyenne 34 km par jour, à une vitesse moyenne de 34 km/h, et 75 % des recharges sont réalisées à domicile.

La nouvelle génération reprend simplement la dalle CATL de 27,5 kWh utiles (et chimie LFP) de la Twingo, annoncée dans ce cas pour 250 km d’autonomie WLTP. Idem pour le moteur, merci Renault qui lui laisse le petit bloc Shanghai eDrive de 80 ch et 175 Nm. Des valeurs modestes dans l’absolu, mais qui devraient transformer les prestations par rapport aux premières Spring : le 0 à 100 km/h demande 12,1 s et la vitesse maximale atteint 130 km/h. De quoi ne plus cantonner systématiquement la petite Dacia aux centres-villes… Mais il y a recul : la précédente génération, en version 100ch, avait une sacrée pêche !

Des choix qui contiennent le poids, la Spring démarre à 1.212 kg, très raisonnable pour une électrique. Dacia annonce une consommation WLTP de 12,7 kWh/100 km.

Petite batterie = petits chargeurs

Minimaliste, la Spring le reste aussi en matière de recharge. De série, le chargeur embarqué AC développe seulement 6,6 kW. Sur Wallbox 7 kW, passer de 15 à 80 % réclame 2 h 55. Sur une simple prise domestique, Dacia annonce 9 heures. Un pack optionnel la dope un peu : il passe à 11 kW en courant alternatif et ajoute la recharge DC à 50 kW. La modeste capacité de la batterie relativise ce handicap : Dacia annonce 28 minutes de 15 à 80 %. Le même pack apporte en outre la fonction V2L, permettant d’alimenter un appareil électrique externe.

Prix compressés

La nouvelle Spring change diamétralement de catégorie, mais conserve des prix compressés. Deux versions seulement, Expression et Journey, avec la première qui démarre sous les 18.000 €, mais déjà riche d’un air conditionné manuel, du Media Control et d’un frein de parking électromécanique. Pour la Journey, qui reçoit en plus la carte Keyless, la caméra de recul, le Media NavLive et les services connectés, on reste sous les 20.000€.

Les deux versions ont droit à des pneus de grandes marques, et non plus les piètres Linglong de l’ancienne… Nous devrions vous proposer nos premières impressions de conduite dans notre numéro de décembre, mais les plus impatients peuvent déjà commander leur Spring depuis ce début octobre. Si vous préférez attendre pour la voir en vrai, rendez-vous au prochain Salon de Bruxelles, en janvier 2027!

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