La fraude aux péages en France en résumé
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Trois membres d’une même famille britannique auraient évité les péages pendant au moins six mois
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La fraude consistait à soulever manuellement la barrière
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L’affaire s’inscrit dans une série plus large de fraudes aux péages français
Trois conducteurs britanniques appartenant à la même famille ont été pris sur le fait en France après plusieurs mois de fraude aux péages. Selon La Dépêche, ils ont été interceptés le samedi 8 août 2026 sur l’A36, près de Saint-Maurice-Colombier, dans le département du Doubs. La famille aurait évité de payer le péage pendant au moins six mois.
1. Une astuce simple, répétée pendant des mois
La méthode était particulièrement rudimentaire. Les trois véhicules arrivaient ensemble à la barrière de péage. Un occupant de la première voiture descendait, soulevait manuellement la barrière, laissait passer les autres véhicules, puis remontait à bord. Personne ne devait ainsi s’acquitter du péage.
Il ne s’agissait donc ni de piratage, ni de fausses cartes de paiement, ni d’une technologie sophistiquée, mais simplement d’une intervention physique sur la barrière. C’est précisément ce qui rend l’affaire étonnante : malgré la simplicité de la technique, elle aurait été répétée pendant plusieurs mois.
2. Les caméras ont permis d’identifier la famille
Selon La Dépêche, les fraudeurs étaient déjà surveillés depuis un certain temps par APRR, la société qui exploite l’autoroute concernée. Les caméras installées aux péages ont permis d’enregistrer les plaques d’immatriculation et de reconstituer les différents passages. Lorsque les conducteurs ont récidivé le 8 août, la gendarmerie présente à proximité a pu intervenir rapidement.
Les trois Britanniques ont reconnu les faits et devront verser ensemble 3.000 € à APRR. La gendarmerie rappelle que ce type de fraude n’est pas exceptionnel : certains automobilistes soulèvent les barrières, d’autres utilisent de fausses plaques ou forcent directement le passage avec leur véhicule.
3. Un phénomène loin d’être isolé
La fraude aux péages n’est pas nouvelle en France. L’une des méthodes les plus courantes est celle du « petit train » : le fraudeur se colle au véhicule qui vient de payer et profite de l’ouverture de la barrière pour passer immédiatement derrière lui.
Les fraudes à la plaque d’immatriculation sont également fréquentes. Certains conducteurs masquent leur plaque à l’entrée, puis prétendent à la sortie avoir perdu leur ticket afin de ne payer qu’un trajet plus court. La famille britannique utilisait donc une autre méthode, mais le principe reste identique : circuler sur une autoroute à péage sans payer.
Grâce aux caméras, à la lecture automatique des plaques et à la collaboration entre les sociétés autoroutières et la gendarmerie, ces pratiques deviennent toutefois de plus en plus difficiles à maintenir dans la durée.
D’autres cas récents de fraude aux péages
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En juin 2026, toujours sur l’A36 dans le Doubs, un automobiliste a été intercepté après avoir utilisé pendant plusieurs mois la méthode du « petit train ». Les caméras ont permis de reconstituer ses passages et le montant des péages impayés atteignait 9.382 €.
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En mars 2026, sur l’A9 près de Loupian, dans l’Hérault, un conducteur a été surpris en train de masquer sa plaque à l’entrée puis de prétendre avoir perdu son ticket à la sortie. Selon la gendarmerie, il aurait effectué 144 passages frauduleux, pour un montant de 13.000,83 € de péages, auxquels s’est ajoutée une amende de 1.125 €.
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Début 2026, un automobiliste belge a comparu devant le tribunal de Bonneville après avoir utilisé à plusieurs reprises la technique du « petit train » sur le réseau des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc. Le préjudice subi par l’exploitant était estimé à environ 4.000 €, auxquels se sont ajoutées des amendes forfaitaires pour chaque passage constaté.
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Un ancien juge d’instruction marseillais a également été condamné pour près de 200 passages frauduleux à péage en scooter, principalement en utilisant la technique du « petit train ». Il a notamment écopé de 14 mois de prison avec sursis et d’une sanction financière de 16.000 €.
