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Mobilité / Recharge nocturne : les femmes se sentent moins en sécurité aux bornes publiques

Rédigé par Moniteur Automobile le 25-09-2026

Selon une étude de l’ADAC (1 060 propriétaires), la recharge publique nocturne suscite un sentiment d’insécurité, surtout chez les femmes. Malgré cela, les utilisateurs restent très satisfaits de leur voiture électrique.

L’étude ADAC sur les conducteurs de voitures électriques en résumé

  1. 67 % des femmes modifient leur comportement de recharge la nuit

  2. 97 % sont satisfaits de leur voiture électrique

  3. 90 % choisiraient à nouveau une voiture électrique

  4. La voiture convainc davantage que la borne de recharge

  5. L’hiver reste le principal frein à l’autonomie

En juin 2026, la fédération automobile allemande ADAC a demandé à 1.060 propriétaires de voitures 100 % électriques comment ils vivaient leur EV au quotidien. Et le résultat le plus marquant n’a pas grand-chose à voir avec les kilowattheures ou l’autonomie : ce sont surtout les femmes qui disent ne pas toujours se sentir à l’aise lorsqu’elles doivent attendre de nuit à une borne de recharge publique.

1. 67 % des femmes modifient leur comportement de recharge la nuit

Parmi les utilisateurs de bornes publiques, 56 % déclarent modifier leur façon de recharger dès qu’il fait nuit pour des raisons de sécurité. Chez les femmes, cette proportion grimpe à 67 %, contre 49 % chez les hommes.

Un tiers de l’ensemble des personnes interrogées évitent complètement les stations de recharge publiques la nuit. 20 % supplémentaires tentent d’éviter certains endroits, tandis que 15 % préfèrent ne recharger dans l’obscurité que lorsqu’ils sont accompagnés.

Les solutions réclamées ne sont pas particulièrement sophistiquées. Les utilisateurs citent surtout un meilleur éclairage et la vidéosurveillance. Plus de 60 % estiment que ces mesures amélioreraient leur sentiment de sécurité, tandis qu’au moins un tiers souhaitent également un meilleur choix d’emplacement, la présence de personnel et un aménagement plus clair des stations de recharge.

2. 97 % sont satisfaits de leur voiture électrique

Ce problème de sécurité ne signifie pas que les conducteurs regrettent leur voiture électrique. Bien au contraire : 97 % des participants se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur EV. Moins de 1 % se disent explicitement insatisfaits.

Il ne s’agit d’ailleurs pas uniquement de pionniers de l’électrique. Pour 73 % des répondants, la voiture actuelle est la première 100 % électrique du ménage, tandis que 35 % roulent en EV depuis un an et demi au maximum.

Pour la majorité, l’électrique n’est pas non plus une seconde voiture réservée aux petits trajets : 84 % l’utilisent comme véhicule principal du ménage. Environ deux tiers roulent avec au moins 200 jours par an.

3. 90 % choisiraient à nouveau une voiture électrique

Lorsqu’on les interroge sur leur prochaine voiture, les propriétaires restent largement fidèles à l’électrique : 90 % choisiraient à nouveau un EV. Seuls 5 % excluent cette possibilité pour leur prochain achat.

Le passage d’un véhicule à moteur thermique à une voiture électrique semble également moins compliqué que ce que l’on imagine parfois. Parmi les participants ayant remplacé leur voiture familiale thermique par un EV, plus de 90 % qualifient la transition de simple ou très simple. 

4. La voiture convainc davantage que la borne de recharge

Le contraste avec l’infrastructure de recharge publique est assez net. Environ deux tiers des personnes interrogées s’en déclarent satisfaites ou très satisfaites, soit sensiblement moins que pour la voiture électrique elle-même.

Les principales critiques concernent le prix de la recharge et le manque de transparence. À cela s’ajoute la multiplication des cartes de recharge, applications, abonnements et structures tarifaires.

Parmi les conducteurs qui utilisent les bornes publiques, 42 % rechargent de manière ponctuelle, sans tarif fixe. 40 % supplémentaires disposent d’un contrat sans frais d’abonnement et seulement 14 % utilisent une formule avec une contribution mensuelle fixe.

Si tous les moyens de paiement coûtaient le même prix, environ un quart des utilisateurs opteraient pour une application et une proportion comparable préférerait payer directement par carte bancaire ou de crédit.

5. L’hiver reste le principal frein à l’autonomie

L’angoisse de l’autonomie ne semble plus être le problème dominant chez les conducteurs expérimentés d’EV, mais les critiques n’ont pas totalement disparu.

Un quart des participants jugent gênante ou très gênante la différence d’autonomie entre l’été et l’hiver. 29 % supplémentaires disent en être parfois contrariés.

L’écart entre l’autonomie officielle annoncée par le constructeur et celle réellement obtenue au quotidien reste également sensible : 24 % trouvent cette différence gênante et 24 % supplémentaires la considèrent comme partiellement gênante.

La conclusion de l’étude ADAC est donc assez contrastée. La voiture électrique elle-même semble avoir largement convaincu ses propriétaires ; c’est surtout l’écosystème qui l’entoure qui doit encore progresser. Et cela ne concerne pas uniquement les prix ou les cartes de recharge, mais aussi quelque chose d’aussi élémentaire que le sentiment de sécurité lorsque l’on attend que sa voiture recharge.

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