Les radars sonores à Gand en bref:
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Un test envisagé sur la Rooigemlaan, la Dendermondsesteenweg et la Nieuwevaart
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Un dispositif associant micros et caméras
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Aucune homologation ni base légale pour infliger des amendes automatiques à ce stade
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Un premier essai possible dans le courant de 2026
1. Trois emplacements envisagés à Gand
La police de Gand a sélectionné trois endroits pour un éventuel test de radars sonores: la Rooigemlaan, la Dendermondsesteenweg et la Nieuwevaart. Ces lieux font de fait régulièrement l’objet de signalements concernant les pots d’échappement pétaradants. Si les préparatifs avancent comme prévu, un premier essai pourrait avoir lieu dans le courant de 2026. Pour l’instant, il s’agit de sites candidats à un test, pas de nouvelles zones de verbalisation.
2. Un radar sonore ne fonctionne pas comme un radar de vitesse
Un radar sonore utilise plusieurs micros pour déterminer la direction d’où provient un pic de bruit. Des caméras peuvent ensuite enregistrer le véhicule concerné. Bruxelles a déjà testé ce type de dispositif. Ces essais ont notamment montré que les motos et les véhicules équipés de sirènes comptent parmi les usagers les plus bruyants, et que la vitesse influe nettement sur le bruit produit.
Mesurer le bruit reste toutefois plus complexe que contrôler la vitesse. Le passage simultané de deux véhicules, un camion circulant à côté d’une moto ou encore les sons réverbérés par les bâtiments peuvent compliquer la mesure.
3. Pas d’amendes automatiques pour le moment
Le principal obstacle est aujourd’hui d'ordre juridique. Les appareils ne sont en effet pas encore officiellement homologués et aucun cadre légal ne permet de sanctionner automatiquement un conducteur sur la base d’un relevé effectué par un radar sonore. Le Plan d’action contre le bruit 2026-2031 de Gand souligne également des difficultés techniques, juridiques, financières et pratiques. Certaines devront être résolues au niveau fédéral. Un éventuel essai servirait donc d’abord à vérifier la fiabilité de la technologie dans des conditions de circulation réelles.
4. Un premier test possible en 2026
Gand souhaite poursuivre ses recherches, car les contrôles de police classiques ne peuvent pas être menés en permanence. En deux ans, la police gantoise a organisé 25 opérations ciblant les pots d’échappement trop bruyants et les courses de rue (les tristement célèbres rodéos urbains), notamment à l’aide de véhicules banalisés. Plus de 500 signalements de nuisances ont par ailleurs été enregistrés en 2024. Depuis 2022, Gand peut aussi saisir temporairement un véhicule lorsqu’il trouble la tranquillité ou la sécurité publique.
L’intérêt d’un radar sonore serait de pouvoir mesurer le bruit en continu là où la police ne peut pas être présente à toute heure. Mais la technologie doit encore faire ses preuves, et l’homologation ainsi que le cadre juridique restent à définir. Ou s’agit-il surtout d’un nouveau moyen de remplir les caisses sur le dos des usagers?
Illustration : Moniteur Automobile x Gemini
