Les prévisions de bénéfices de Ferrari pour 2026 en bref:
-
Ferrari relève ses prévisions de bénéfices pour 2026.
-
La F80 et la Purosangue HS augmentent les marges.
-
Le carnet de commandes de la Ferrari Luce électrique est déjà complet pour 2027.
-
Moins de livraisons, mais davantage de revenus par voiture.
Ferrari continue de prouver qu’elle évolue dans un univers économique qui lui est propre. Alors que de nombreux constructeurs sont confrontés à une baisse de leurs marges, à une pression sur les prix et aux incertitudes entourant l’électrification, la marque de Maranello revoit ses prévisions de bénéfices à la hausse. Cette progression ne s’explique pas par une augmentation des volumes, mais par des modèles plus coûteux, des listes d’attente plus longues et des clients qui dépensent des sommes considérables en personnalisation.
1. Ferrari relève ses prévisions
Ferrari a enregistré au deuxième trimestre 2026 des résultats supérieurs aux attentes. Son chiffre d’affaires net a progressé de 8% par rapport à la même période de l’année précédente, tandis que son bénéfice net a atteint 463 millions d’euros. Selon Ferrari, le chiffre d’affaires trimestriel s’est élevé à 1,94 milliard d’euros, notamment grâce à une gamme de modèles plus favorable et à une demande accrue pour les options de personnalisation.
2. La F80 et la Purosangue HS sont très rentables
La croissance des bénéfices provient principalement du haut de gamme. La F80, une hypercar hybride de 1.200 ch, coûte environ 3,6 millions d’euros et sera produite en série limitée à 799 exemplaires. La version Handling Speciale de la Purosangue contribue également à accroître les marges, grâce aux possibilités de personnalisation supplémentaires proposées sur cette variante HS plus onéreuse.
3. La Luce est provisoirement épuisée
Fait notable, la Ferrari Luce électrique a elle aussi trouvé son public. Le modèle a suscité de nombreuses critiques, tant pour sa motorisation électrique que pour son design, mais son carnet de commandes serait malgré tout complet jusqu’à la fin de 2027. Ferrari ne précise pas combien d’exemplaires ont été vendus, même si la marque viserait une production annuelle légèrement inférieure à 500 unités.
4. L’exclusivité reste au cœur du modèle économique
Le fil conducteur reste inchangé : Ferrari limite volontairement sa production, maintient une forte demande et génère des revenus toujours plus importants grâce à des versions très coûteuses et à la personnalisation. Cette stratégie lui offre les moyens financiers d’investir parallèlement dans de nouvelles technologies, comme la Luce entièrement électrique. Pour Ferrari, cette électrification controversée ne semble donc pas, à ce stade, remettre en cause son modèle économique traditionnel.
