Geely x Volvo Cars en résumé
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Geely veut produire des modèles premium dans les usines européennes de Volvo dès 2028
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Gand, Torslanda et Košice s’inscrivent dans une stratégie plus large de production locale
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L’assemblage européen permet d’éviter les droits de douane sur les voitures électriques chinoises
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Pour Volvo Gand, cette stratégie rejoint la recherche de contrats d’assemblage
Lors de la présentation des résultats semestriels, le nouveau président de Geely Automobile, An Conghui, a déclaré que les usines européennes de Volvo seraient utilisées à partir de 2028 pour produire des modèles premium appartenant à l’écosystème Geely. Des marques comme Zeekr, avec le X, et Lynk & Co, avec la 02, semblent être des candidates évidentes, même si Geely n’a pas encore confirmé quels modèles seront les premiers à rejoindre les lignes de production de Volvo.
1. Volvo devient un levier industriel
Geely possède Volvo Cars et peut donc s’appuyer sur une base industrielle européenne existante plutôt que de construire de nouvelles usines. Le fondateur de Geely, Li Shufu, avait déjà souligné que la surcapacité mondiale risquait de devenir problématique, tandis que le CEO de Volvo, Håkan Samuelsson, estimait qu’il existait une marge pour partager les capacités de production en Suède, en Belgique et en Slovaquie avec d’autres marques du groupe Geely.
Cette logique s’intègre parfaitement dans la stratégie plus large « One Geely », qui vise à renforcer la coopération entre Volvo, Zeekr, Lynk & Co, Polestar et Geely Auto.
2. Gand revient dans la course
Pour Volvo Gand, il pourrait s’agir d’une très bonne nouvelle. L’usine produit aujourd’hui des modèles Volvo, mais avait déjà ouvert la porte à l’assemblage sous contrat pour d’autres marques.
En juillet 2026, Volvo Cars a signé un protocole d’accord avec le gouvernement fédéral belge et la Région flamande concernant un programme de soutien pouvant atteindre 119 millions d’euros. Il y était explicitement mentionné que Gand pourrait également obtenir la possibilité d’assembler des voitures d’autres marques.
Outre Gand, les sites de Torslanda, en Suède, et la nouvelle usine de Košice, en Slovaquie, sont également évoqués.
3. Les droits de douane poussent la production vers l’Europe
L’Union européenne impose des droits de douane supplémentaires aux voitures électriques construites en Chine, ce qui rend l’assemblage local plus intéressant.
Pour Geely, produire en Europe constitue donc non seulement un outil industriel, mais également commercial. Les voitures assemblées sur le Vieux Continent échappent aux droits d’importation supplémentaires frappant les véhicules électriques chinois et peuvent en même temps être produites plus près des clients européens, des concessionnaires et du réseau après-vente. (AutoGids)
4. Un dossier qui ne fait pas cavalier seul
La piste Volvo ne représente qu’une partie du puzzle européen de Geely. Le groupe a également annoncé une coentreprise avec Ford à Valence, où deux modèles Geely ainsi que de nouveaux modèles Ford devraient être produits à partir de 2028.
Selon Geely, ce projet soutient l’expansion internationale de la marque, après avoir enregistré 474.228 ventes à l’exportation au premier semestre 2026.
Une production supplémentaire de modèles Geely pourrait apporter davantage de volume et de sécurité à l’usine de Gand, sans que Volvo soit obligée de commercialiser elle-même tous ces véhicules. Reste toutefois à savoir quels produits, quels volumes et quels investissements seront effectivement attribués à la Belgique. On croise les doigts.
