1. Gand envisage des radars pour repérer les véhicules trop bruyants
À Gand, la police a retenu trois emplacements possibles pour tester des radars sonores: la Rooigemlaan, la Dendermondsesteenweg et la Nieuwevaart. Associant microphones et caméras, ces appareils pourraient aider à identifier les véhicules aux échappements particulièrement bruyants. Le projet reste au stade de l’essai. Les dispositifs ne sont pas homologués pour dresser automatiquement des amendes et le cadre légal nécessaire n’existe pas encore. Un premier test pourrait néanmoins avoir lieu en 2026: il servirait d’abord à vérifier si la technologie fonctionne dans la circulation réelle.

2. Électrique ou thermique: l’écart se creuse sur la facture d’énergie
Selon un calcul présenté par EV Belgium, rouler à l’électricité pourrait coûter environ 925 € de moins par an en énergie que rouler avec une voiture thermique: 950 € contre 1.875 €, sur la base de 14.172 km parcourus annuellement (moyenne Car Pass). Le prix de la recharge fait toutefois beaucoup varier le résultat. Un conducteur qui recharge surtout à domicile ne paiera pas la même facture que celui qui dépend des bornes publiques rapides. Ce chiffre ne dit pas non plus combien coûte la voiture dans son ensemble. Prix d’achat, assurance, fiscalité, borne éventuelle et valeur de revente doivent entrer dans le calcul avant de décider si le passage à l’électrique est avantageux pour soi.

3. En Europe, l’électrique rejoint l’essence dans les immatriculations
Les chiffres publiés le 24 septembre par l’ACEA montrent que les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne ont progressé de 5,3 % sur les huit premiers mois de 2026. Les modèles entièrement électriques représentent désormais 21,7% du marché, contre 15,8% un an plus tôt.
Le symbole est frappant: sur cette période, l’ACEA dénombre 1.641.333 voitures électriques neuves, légèrement plus que les 1.634.733 voitures à essence. Les hybrides non rechargeables (HEV) restent toutefois la motorisation la plus immatriculée, avec 36,6% du marché. La Belgique participe à la croissance de l’électrique, avec une hausse de 13,1% de ses immatriculations sur un an.
4. Le «made in Europe» se heurte à la capacité des usines de batteries
L’Europe veut encourager la fabrication locale des batteries, mais pourra-t-elle en produire assez? Une étude commandée par l’ACEA, publiée le 22 septembre, estime que l’offre européenne ne couvrirait la demande dans aucun des trois scénarios examinés pour les futures exigences d’origine envisagées par l’Union.
Même avec une capacité de production de cellules qui atteindrait 306 GWh en 2032, le manque d’approvisionnement pourrait empêcher certains véhicules de bénéficier des aides associées au «made in Europe». Il s’agit d’une projection portant sur des règles encore proposées, et non d’une pénurie déjà constatée. Le défi porte aussi sur le coût des cellules produites en Europe et sur la disponibilité des matériaux nécessaires à leur fabrication.

5. Nissan prépare le retour de la Pixo, cette fois en électrique
Nissan a dévoilé cette semaine une nouvelle Pixo destinée à l’Europe. L’ancienne petite citadine revient sous la forme d’une voiture entièrement électrique de 3,78 m de long, assemblée par Renault en Slovénie. Nissan annonce une batterie de 27,5 kWh, une autonomie de 259 km WLTP et une recharge rapide de 15 à 80% en 28 minutes.
L’arrivée de ce clone technique des Renault Twingo E-Tech Electric et Dacia Spring est prévue début 2027, avec une présentation annoncée au Salon de l’Auto de Bruxelles en janvier. Reste une donnée décisive pour juger de son intérêt face aux autres petites électriques: son prix belge, que Nissan doit encore communiquer. On sait juste qu’elle dispose en série de capacités de recharge accrues AC et DC que la française ne propose qu’en option et que sa garantie est portée, moyennant certaines conditions, à 10 ans/200.000 km.
