Le projet de rachat d'Alpine Racing SAS en résumé
-
Un joyau Bleu-Blanc-Rouge bientôt Noir-Jaune-Rouge ?
-
Nouveaux horizons pour Viry
-
L'écurie WEC et la compétition-client hors périmètre
Un joyau Bleu-Blanc-Rouge bientôt Noir-Jaune-Rouge ?
Après l’abandon très médiatisé de son programme de motorisation en Formule 1 au terme de la saison 2025, Renault Group pourrait franchir une nouvelle étape en cédant son pôle historique. Le constructeur au Losange vient d’annoncer l'ouverture d'un processus exclusif en vue de la cession d'Alpine Racing SAS – l’entité qui chapeaute le site de Viry-Châtillon – au groupe belge Dumarey.
Pour la cathédrale de la mécanique française, les bancs d'essai de F1 se sont tus, mais le savoir-faire demeure intact. Si l'opération aboutit, ce pôle d'expertise de haut niveau quittera le giron de Billancourt pour passer entre les mains d'un spécialiste des technologies de propulsion et d’ingénierie avancée, bien connu des passionnés et des industriels (notamment via Dumarey Powerglide).

Nouveaux horizons pour Viry
Porté par Guido Dumarey, le groupe belge ne chercherait pas à faire tourner des usines de moteurs de course, mais bien à acquérir les compétences uniques des ingénieurs et techniciens essonniens. L'objectif serait d'exploiter leur maîtrise de la simulation, des logiciels, des batteries haute performance et des propulsions hybrides ou à hydrogène pour commercialiser des prestations d'ingénierie de pointe auprès de constructeurs tiers et d'écuries clientes.
Le projet de transaction concernerait exclusivement le site de Viry-Châtillon et n'affecterait pas l’écurie britannique d’Enstone (Alpine Racing Limited), qui continuerait de gérer la structure F1 avec des blocs propulseurs fournis par un tiers.
L'écurie WEC et la compétition-client hors périmètre
Il convient également de préciser que ce projet de rachat n'impliquerait aucunement la reprise des opérations de compétition existantes du groupe. L'écurie engagée en Championnat du monde d'endurance (WEC), détenue à 50 % par Renault Group et à 50 % par Signatech sous la houlette de Philippe Sinault, conserverait son organisation propre et resterait en dehors du périmètre de la transaction.
La même logique s'appliquerait au département compétition-client : la gestion des programmes rallye et circuit — qu'il s'agisse des Renault Clio Rallye 3, Rallye 4, Rallye 5 et Clio Cup, ou des Alpine A110 Cup, GT4 et Rallye — demeurerait totalement indépendante de cet accord.
Reste à voir si cette cession se concrétisera, comment ce projet industriel sera accueilli par le personnel du site, réduit à environ 150 spécialistes après un plan de départs volontaires, et si le talent de Viry trouvera son second souffle dans cette nouvelle activité de conseil et de développement technique.
