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Essai détaillé / Toyota RAV4 2.5 Hybrid: L'âge de raison

Rédigé par Xavier Daffe le

Né en 1994, le Toyota RAV4 aura attendu ses 32 ans pour devenir pleinement mâture. Évolution intelligente de la génération précédente, il s’améliore en effet dans tous les secteurs de jeu: confort, habitabilité, agrément de conduite et… efficience hybride. Pas le plus fun de son segment, il joue la carte Toyota à fond: la rationalité, désormais sans ennui. De nouveau attachant, en somme… Texte : Xavier Daffe | Photos : Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 15.45 /20

La réponse est simple: ça fonctionne. Certes, il n’est pas question ici de suspension pilotée, de barres antiroulis actives ou de ressorts pneumatiques. La suspension demeure totalement conventionnelle. Mais grâce à des interventions ciblées sur la direction, le freinage, le calibrage de l’ESP ou encore la gestion de la transmission, les ingénieurs sont parvenus à contenir efficacement les mouvements de caisse inhérents à un SUV, sans pour autant les éliminer totalement. Et surtout sans recourir à une suspension excessivement ferme, incompatible avec les ambitions familiales du modèle.
Sur un parcours sinueux, jalonné d’enchaînements rapides, le RAV4 affiche une neutralité étonnante. Son train avant se montre précis et réactif, tandis que sa direction convainc par sa vivacité sans jamais tomber dans l’excès. Sans devenir dynamique au sens strict, encore moins sportif, le RAV4 2026 se révèle tout simplement agréable à conduire. Son confort de suspension reste intact et les mouvements de caisse apparaissent nettement mieux contrôlés qu’auparavant. Au caractère placide de la génération précédente, cette nouvelle mouture ajoute enfin la précision qui lui faisait défaut. Au point de figurer désormais parmi les références de son segment en matière d’équilibre entre confort de marche et rigueur de comportement. 
Ce bilan positif s’accompagne d’une autre bonne surprise: l’effet «moulin à café» traditionnellement associé à la transmission Toyota est nettement moins perceptible. Il n’a pas disparu. Sous forte sollicitation de l’accélérateur, le phénomène demeure. Mais il est désormais largement atténué. L’apport plus important du moteur électrique permet de réduire les montées en régime prolongées, tandis que le 2,5 litres bénéficie d’une insonorisation renforcée. Résultat: on l’entend moins souvent et surtout moins fort.

Dans cet article : Toyota, Toyota RAV4

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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