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Essai détaillé / Toyota RAV4 2.5 Hybrid: L'âge de raison

Rédigé par Xavier Daffe le

Né en 1994, le Toyota RAV4 aura attendu ses 32 ans pour devenir pleinement mâture. Évolution intelligente de la génération précédente, il s’améliore en effet dans tous les secteurs de jeu: confort, habitabilité, agrément de conduite et… efficience hybride. Pas le plus fun de son segment, il joue la carte Toyota à fond: la rationalité, désormais sans ennui. De nouveau attachant, en somme… Texte : Xavier Daffe | Photos : Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 15.45 /20

Les progrès apportés à la chaîne hybride se ressentent non seulement en matière d’agrément, mais aussi de consommation. En adoptant une conduite anticipative et fluide, en profitant régulièrement de l’inertie du véhicule et en modulant finement la pédale d’accélérateur, il devient possible d’atteindre des valeurs que l’on associait autrefois aux meilleurs Diesel. Toyota annonce une moyenne WLTP de 5,2 l/100 km. Au terme de notre semaine d’essai sur des parcours variés, nous avons relevé 5,7 l/100 km, avec un minimum de 5,1 l/100 km. Une performance remarquable compte tenu des 1,7 tonne du véhicule, de sa surface frontale de SUV et d’une aérodynamique naturellement moins favorable. Avec son réservoir de 55 litres, l’autonomie approche ainsi les 900 km. Presque comme un Diesel d’antan. Un résultat qu’il faut bien reconnaître assez impressionnant.
En ce qui concerne la fiscalité, mieux vaut immatriculer son RAV4 HEV en Flandre (176 € de TMC), voire en Wallonie (675 €), plutôt qu’à Bruxelles où la facture dépasse les 1.000 €. Les écarts restent toutefois relativement limités. Même constat pour la taxe annuelle de circulation, comprise entre 580 € en Flandre et 786 € à Bruxelles ou en Wallonie. Certes, le gros 2,5 litres est quelque peu pénalisé par sa cylindrée. Mais nettement moins qu’on pourrait l’imaginer. Ce paramètre ne devrait donc pas constituer un véritable frein à l’achat.
Le principal obstacle reste finalement le prix. Il faut compter au minimum 49.160 € pour cette version HEV deux roues motrices en finition de base Dynamic. Une somme conséquente, certes, mais qui s’accompagne d’une dotation de série particulièrement généreuse, notamment en matière de sécurité avec pas moins de quinze aides à la conduite intégrées d’office. Cette finition de base comprend également la climatisation automatique bizone, la caméra de recul, le siège du conducteur à réglages électriques, l’éclairage d’ambiance LED, les écrans de 12,3 et 12,9’’, les rails de toit, le hayon électrique ou encore les rétroviseurs chauffants. Bref, l’essentiel est là, et même davantage.
Notre véhicule d’essai était une version Style, deuxième niveau de finition, affichée à 53.400 €. Elle ajoute notamment la peinture bi-ton, les jantes de 20’’, la sellerie Ultra Suede, les sièges avant chauffants et ventilés ou encore le chargeur à induction. Sans doute la finition la plus pertinente de la gamme si l’effort supplémentaire d’environ 4.000 € reste envisageable. Les versions supérieures, encore mieux équipées, apparaissent en revanche plus difficiles à justifier.  

Version testée

Consommation mixte 5.2 l/100 km
Emission de CO2 117 g/km
0 à 100 km/h 0,00 sec.
1000m départ arrêté NC
Prix de revient au km 0,66 €
ATN mensuel NC

Dans cet article : Toyota, Toyota RAV4

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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