Résumé: les délits de fuite
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4.814 accidents corporels avec délit de fuite en 2025
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Un accident corporel sur quatre implique un piéton
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Les cyclistes constituent le plus grand groupe de victimes en chiffres absolus
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85% des auteurs finissent par être retrouvés
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De lourdes sanctions pour les auteurs d’un délit de fuite
Le nombre d’accidents corporels avec délit de fuite reste élevé. Selon l’institut Vias, 4.814 accidents ayant fait des blessés ou des morts ont été enregistrés en Belgique en 2025, tandis que la personne impliquée avait quitté les lieux. Cela représente en moyenne 92 accidents corporels avec délit de fuite par semaine.
1. Davantage de délits de fuite qu’en 2016
En 2016, Vias avait recensé 4.467 accidents corporels avec délit de fuite. En 2025, ce nombre s’élevait à 4.814, soit une hausse de 8%. Le phénomène progresse également en proportion: en 2016, un délit de fuite avait été constaté dans 11,1% des accidents corporels, contre 13% en 2025. Au total, ces accidents ont fait 5.297 victimes l’année dernière: 20 morts, 200 blessés graves et 5.077 blessés légers.
2. Les piétons sont proportionnellement les plus vulnérables
Les chiffres concernant les piétons sont particulièrement frappants. Lors d’un accident corporel sur quatre dans lequel un piéton est blessé ou tué, la personne impliquée prend la fuite. Deux ans plus tôt, cette proportion était encore d’environ un sur cinq. En chiffres absolus, 1.006 piétons ont été victimes d’un accident avec délit de fuite en 2025.
3. Les cyclistes forment le plus grand groupe en chiffres absolus
En chiffres absolus, les cyclistes sont les plus touchés. Selon Vias, 1.819 cyclistes ont été victimes en 2025 d’un accident dans lequel la personne impliquée n’est pas restée sur place. Cela correspond à 15% de tous les accidents corporels impliquant un cycliste. La proportion de délits de fuite atteint également 15% pour les trottinettes électriques et 12% pour les cyclomoteurs. Le problème touche donc principalement les usagers vulnérables, même si, sur le plan juridique, les auteurs potentiels ne sont pas nécessairement des automobilistes.
4. Prendre la fuite est rarement payant
Les chiffres de la police et du Fonds commun de garantie belge montrent que la plupart des auteurs finissent par être retrouvés. En 2016, 22% des dossiers restaient non résolus, contre 15% en 2025. Autrement dit, 85% des auteurs sont identifiés. Vias souligne que les délits de fuite sont souvent liés à l’alcool, aux drogues ou à des problèmes de permis de conduire ou d’assurance. Le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, demande donc à Vias de mener des recherches complémentaires sur le profil des auteurs et sur les facteurs favorisant les délits de fuite.
5. De lourdes sanctions pour les auteurs d’un délit de fuite
Les sanctions existantes sont déjà sévères. Pour un accident sans blessé, l’auteur risque une peine de prison de 15 jours à 6 mois et une amende de 2.000 à 20.000 euros. En cas de blessés ou de morts, les peines peuvent atteindre trois ans de prison et 50.000 euros d’amende, avec éventuellement une interdiction de conduire à vie. Vias avertit toutefois qu’un alourdissement des sanctions ne suffira pas à résoudre le problème, en particulier lorsque les conducteurs sous influence ne réfléchissent pas rationnellement aux conséquences possibles.
