Résumé : jeunes conducteurs et voitures puissantes
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La Belgique n’impose encore aucune interdiction, mais Jean-Luc Crucke examine la proposition française.
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La France cible les jeunes conducteurs après de graves accidents impliquant des voitures puissantes.
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L’Italie applique déjà des limites précises : 75 kW/102 ch par tonne et 105 kW/143 ch maxi.
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Vias met en garde contre les solutions trop simplistes.
La Belgique examine la possibilité de restreindre l’accès des jeunes conducteurs aux voitures les plus puissantes. Le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, souhaite ouvrir le débat à ce sujet à la suite des évolutions en France. Dans ce pays, une restriction visant les titulaires d’un permis provisoire ou probatoire a été introduite dans le cadre de la loi RIPOST. La mesure française doit encore être précisée, puisque le seuil exact de puissance devra être fixé par un décret d’application.
1. Aucune nouvelle règle en Belgique pour le moment
À l’heure actuelle, un conducteur belge débutant titulaire d’un permis B peut, en principe, conduire n’importe quelle voiture particulière, indépendamment de sa puissance ou de ses performances. Jean-Luc Crucke est ouvert à un système progressif dans lequel les jeunes conducteurs n’auraient accès aux voitures plus puissantes qu’ultérieurement (un peu comme pour le permis moto), mais aucun texte de loi belge n’est encore sur la table.
Selon la presse belge, le ministre souhaite parallèlement éviter que les familles ordinaires soient contraintes d’acheter une seconde voiture moins puissante ou que les jeunes soient défavorisés sur le marché du travail.
2. La France réagit à de graves accidents
En France, la mesure est clairement motivée par des impératifs de sécurité routière. Lors des débats parlementaires, plusieurs accidents impliquant de jeunes conducteurs incapables de maîtriser des voitures puissantes ont été évoqués. Cette disposition s’inscrit dans la loi RIPOST, qui vise plus largement à réagir plus rapidement aux phénomènes troublant l’ordre, la sécurité et la tranquillité publics.
Les médias français indiquent que la restriction s’appliquera pendant la période probatoire du permis de conduire, tout en soulignant que le seuil à partir duquel une voiture sera considérée comme «trop puissante» n’a pas encore été fixé. Une limite de 200 ch est évoquée, mais le débat doit encore avoir lieu.
3. L’Italie dispose déjà d’un système bien défini
L’Italie montre comment une telle réglementation peut être mise en œuvre concrètement. Depuis la réforme du Code de la route italien, entrée en vigueur le 14 décembre 2024, les nouveaux conducteurs ne peuvent pas, pendant leurs trois premières années de permis, conduire de véhicules présentant un rapport poids-puissance supérieur à 75 kW/102 ch par tonne.
Pour les voitures particulières, une puissance maximale de 105 kW, soit 143 ch, s’applique également. La restriction est plus longue qu’auparavant, mais le seuil est moins strict: l’ancienne limite de 55 kW/75 ch par tonne a été relevée précisément afin qu’un plus grand nombre de voitures familiales restent accessibles aux conducteurs débutants.
4. Le débat belge va au-delà de la puissance
Une réglementation belge fondée uniquement sur la puissance en chevaux risquerait de devenir rapidement obsolète. Les experts en mobilité préconisent donc de prendre également en compte le rapport poids-puissance, l’accélération et l’expérience de conduite. L’association Parents d’Enfants Victimes de la Route accueille favorablement cette idée, tandis que Vias émet des réserves quant à une interdiction générale.
Selon Vias, rien ne démontrerait que les accidents impliquant de jeunes conducteurs soient principalement causés par des voitures très puissantes. Une telle mesure pourrait par ailleurs être socialement injuste pour les familles qui n’ont pas les moyens de mettre un véhicule distinct à leur disposition.
