Ferrari a levé le voile sur un élément clé de sa première voiture électrique : son habitacle et l’interface utilisateur qui l’accompagne. Le constructeur italien confirme par la même occasion le nom du modèle : Ferrari Luce. Cette présentation partielle précède la révélation complète du véhicule, attendue l’an prochain, et permet d’entrevoir la philosophie retenue par Maranello pour aborder l’électrique sans rompre avec son ADN.
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Le constructeur italien sera attendu au tournant quant à sa nouvelle interface utilisateur, tant ses dernières créations ont démontré que si Ferrari était la reine de l’électronique de conduite, elle n’était pas encore au niveau de la concurrence du grand luxe dans ce domaine.
Le luxe par la simplicité
L’intérieur de la Luce marque une évolution sensible par rapport aux Ferrari thermiques actuelles. La marque met en avant un design plus épuré, recentré sur l’essentiel, tout en conservant une forte dimension émotionnelle. L’architecture de l’habitacle a été pensée pour créer une relation plus directe entre le conducteur, la machine et l’espace qui les entoure.

Ferrari insiste sur la qualité perçue, le choix des matériaux et la cohérence visuelle, dans une démarche qui vise à limiter la surcharge visuelle tout en renforçant la lisibilité des informations. Le constructeur de Maranello ne précise cependant pas quels seront les standards de connectivité, ni si la Luce bénéficieraa d'une intégration poussée d'Apple CarPlay, comme c'est le cas chez Aston Martin avec Aplle CarPlay Ultra. Mais le recours à des compteurs ronds "traditionnels" laisse penser que ce n'est pas l'approche pour laquelle les Italiens ont opté.
Phygital
Cette approche se traduit par une intégration soignée des écrans et des commandes, sans chercher à transformer l’habitacle en simple interface numérique. Ferrari revendique une complémentarité entre commandes physiques et affichages digitaux, avec une attention particulière portée aux sensations tactiles et à l’ergonomie. L’objectif affiché est clair : permettre au conducteur de rester concentré sur la conduite, même dans un environnement fortement numérisé. On retrouve donc des compteurs ronds, à l'ancienne, plutôt qu'une simple "dalle" numérique derrière le volant. Ce dernier reçoit deux modules de commandes physiques : à gauche les modes de gestion de la puissance électrique - Range, Tour, Perfo - et les aides à al conduite, à droite les modes de conduite - Ice, Wet, Dry, Sport, ESC off - ainsi que la suspension et les essuie-glace.

La nouvelle interface utilisateur joue un rôle central dans cette philosophie. Ferrari parle d’un système conçu pour être intuitif, lisible et immédiatement compréhensible, avec une hiérarchisation claire des informations. L’interface a été développée pour s’adapter aux différents contextes d’utilisation, qu’il s’agisse de conduite dynamique ou de trajets plus quotidiens, tout en conservant une logique propre à la marque. Comprenez : sans céder à une digitalisation excessive. En attestent les basuleurs et molettes intégrés à l'écran central, lui-même orienté vers le conducteur.
Ce n’est qu’un début
Au-delà de ce modèle précis, Ferrari précise que Luce servira de référence pour les futurs développements électriques de la marque. Le nom, qui signifie « lumière » en italien, symbolise cette nouvelle phase, présentée non comme une rupture, mais comme une extension naturelle de l’identité Ferrari. L’habitacle et l’interface dévoilés aujourd’hui préfigurent donc une évolution plus large de la gamme, appelée à intégrer progressivement ces principes sur d’autres modèles électrifiés.