L’Eccentrica V12 Roadster (2026) en résumé
-
Restomod découvrable basée sur la première Lamborghini Diablo
-
V12 atmosphérique de 5,7 litres et 550 ch
-
Propulsion et boîte manuelle à six rapports
-
0 à 100 km/h en 3,8 s et 335 km/h en pointe
-
Production limitée à 19 exemplaires
Eccentrica sort donc la disqueuse pour la Lamborghini Diablo. Après le coupé V12 présenté précédemment, voici la V12 Roadster, une restomod découvrable qui veut préserver l’atmosphère du début des années 1990 tout en adoptant une technique et une finition modernes. Sa présentation officielle est prévue le 14 août 2026 lors de The Quail, A Motorsports Gathering, dans le cadre de la Monterey Car Week.
1. La Diablo Roadster que Lamborghini n’a presque jamais construite
Quand on pense à une Lamborghini Diablo découvrable, on pense automatiquement à la VT Roadster. Mais c’est justement là que l’Eccentrica devient intéressante. La Diablo d’origine avait été lancée en propulsion, avant l’arrivée ultérieure de la version VT à quatre roues motrices. Or, la Diablo VT Roadster officielle n’a finalement été proposée qu’avec cette transmission intégrale.
Eccentrica ne se contente donc pas de transformer une Diablo en cabriolet. La marque repart de l’esprit de la première génération, plus pure et en simple propulsion, pour imaginer la version ouverte que de nombreux puristes auraient probablement préféré à la VT Roadster d’époque.
2. V12 atmosphérique, sans turbo ni hybridation
Derrière les occupants, le V12 atmosphérique de 5,7 litres conserve le rôle principal. Comme sur le coupé Eccentrica V12, il développe 550 ch à 7000 tr/min et 600 Nm. Le bloc reste fidèle à l’architecture de la première Diablo, mais bénéficie notamment d’une électronique revue, d’une réponse à l’accélérateur plus vive et de périphériques modernisés.
Pas de turbos, pas de moteur électrique sur le train avant, pas d’hybridation rechargeable et pas de puissance à quatre chiffres. L’Eccentrica V12 Roadster veut rester une supercar analogique : douze cylindres, trois pédales, une grille de boîte ouverte et les seules roues arrière motrices. Elle annonce un 0 à 100 km/h en 3,8 s et une vitesse maximale de 335 km/h.
3. Bien plus qu’une Diablo sans toit
Enlever un toit est une chose. Construire une supercar ouverte qui conserve toute sa rigidité en est une autre. Eccentrica ne parle donc pas d’une simple conversion, mais d’un profond redéveloppement. La Roadster recevrait plus de 3500 nouvelles pièces, un châssis en acier renforcé de fibre de carbone et des panneaux de carrosserie en carbone.
Elle profite également d’une suspension redessinée, avec amortisseurs semi-actifs, direction assistée hydraulique et système de freinage Brembo moderne. Les pneus sont des Pirelli Trofeo R. Le poids annoncé s’établit à 1540 kg, répartis à 41 % sur l’avant et 59 % sur l’arrière.
4. Silhouette familière, exécution modernisée
Visuellement, Eccentrica reste très proche de la Diablo, et c’est probablement la bonne décision. Tout l’attrait de cette voiture tient justement à ses proportions : nez extrêmement bas, hanches larges, pare-brise presque plat et simplicité graphique typique du début des années 1990. La carrosserie combine acier et fibre de carbone, tandis que l’aérodynamique a été retravaillée spécifiquement pour cette version ouverte.
À bord, le même équilibre entre nostalgie et modernisation prévaut. Pas de tableau de bord envahi par les écrans, mais du cuir Connolly, de l’Alcantara, du métal anodisé et du carbone apparent. Chaque exemplaire sera configuré individuellement avec son propriétaire.
5. Rare, donc chère
La production de l’Eccentrica V12 Roadster sera limitée à seulement 19 exemplaires. Son prix n’a pas encore été communiqué officiellement. À titre de comparaison, le précédent restomod Diablo d’Eccentrica avait déjà été annoncé dans la presse internationale à un tarif dépassant largement le million d’euros, généralement hors voiture donneuse.
