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Edito / SUV : chronique d’un déclin annoncé ?

Les constructeurs proposent des voitures – chères – que bien peu pourront se payer.

Sommaire :

Le salon de Genève, considéré l’un des plus importants au monde, vient de fermer ses portes et il nous a livré quelques enseignements. D’abord, il s’est confirmé qu’il n’est pas à l’abri d’une désertion : une bonne dizaine de marques avaient décidé de ne pas venir sur les rives du Léman. Une première dans l’histoire d’un salon suisse autrefois vanté comme incontournable. Une vérité d’un jour n’est jamais celle du lendemain et, faute d’anticipation, Genève se voit maintenant concurrencé par des salons «Tech», comme Las Vegas ou Barcelone (lire p. 24). Deuxième enseignement: sous la contrainte de l’Europe et face à la crainte de devoir payer des milliards d’euros d’amende en cas de dépassement des émissions de CO2, les constructeurs automobiles se ruent sur l’électricité, seule technologie leur permettant à court terme d’atteindre les quotas, depuis que le Diesel est en voie de bannissement. Seul problème, et de taille: cette technologie – chère – pose à l’heure actuelle plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Poussés dans le dos, les constructeurs proposent des voitures – chères – que peu pourront se payer. Sans même que soient abordées les épineuses questions de la production d’électricité, de l’existence d’un réseau de bornes de recharge digne de ce nom ou de l’approvisionnement en métaux rares, sur lesquels la Chine a mis la main, posant la question subsidiaire de la dépendance énergétique face à un fournisseur en quasi-monopole. Troisième enseignement majeur: et si nous vivions aujourd’hui le début du déclin des SUV, qui, tels des dinosaures, éprouvent des difficultés à survivre dans un climat de moins en moins favorable? A niveau de gamme et de motorisation équivalent, un SUV émettra toujours quelques grammes de CO2 de plus qu’une berline traditionnelle. Et à l’heure où chaque gramme compte, on peut se poser la question de la survie d’une espèce lourde, parfois pachydermique. Ce n’est sans doute pas un hasard si Genève a vu fleurir nombre de prototypes de petites voitures urbaines, légères et… électriques. Enfin, ce climat délétère pose la question du futur européen de certaines petites marques peu ou mal intégrées dans des groupes plus imposants: Infiniti a annoncé qu’il quittait l’Europe. Comment vont pouvoir réagir des marques comme Ssangyong, Suzuki, Subaru…? S’adapter ou quitter un Vieux Continent qui n’a jamais si bien porté son nom ? C’est toute la question. Car même les plus grands commencent à se mettre en ordre de bataille: Volkswagen et Ford se rapprochent, BMW et Mercedes, ennemis jurés d’hier, annoncent des partenariats ciblés, PSA, nouveau parangon de rentabilité, cherche un partenaire. Fiat? Ce n’est pas fait, mais des discussions se tiennent… S’adapter ou mourir : c’est Darwin appliqué à l’auto.

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