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Essai détaillé / Alpine A390 GT: Allons enfants...

Rédigé par Xavier Daffe le

L’A390 cumule plusieurs caractéristiques inédites; premier SUV pour Alpine, première Alpine à transmission intégrale, première Alpine à disposer d’une répartition vectorielle de couple… Un ensemble d’innovations qui fleurent en outre bon le «made in France», clairement revendiqué et qui n’est pas qu’un slogan. Le jour de gloire est-il arrivé? Texte : Xavier Daffe | Photos : Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 16.15 /20

Pour ceux qui sont restés attachés à l’image d’Alpine que la marque véhicule, il est vrai, depuis toujours, le choc doit être brutal. Pour eux, l’étendard sanglant est levé et il serait temps de former ses bataillons, qu’un sang impur n’abreuve leurs sillons de la passion automobile. On peut le comprendre. Surtout quand on sait que l’A390 est en outre 100% électrique… Quelle trahison, pensent-ils, car Alpine, si chère à leur cœur, passerait ainsi «à l’ennemi»! C’est oublier que la révolution est inéluctable, la Bastille du thermique est prise d’assaut et la bataille fait rage. Ces tenants de l’Ancien Régime ont raison sur un point: une Alpine SUV (même si la marque préfère habilement parler de Sport Fastback) de 2 tonnes relève, a priori, de l’hérésie. Sauf que l’Histoire est en marche. Le même genre de réflexion avait d’ailleurs prévalu lors du lancement du Porsche Cayenne, il y a quasiment un quart de siècle… Une éternité. Depuis, on sait que le Cayenne a sauvé Porsche de la déroute à l’époque et que son succès a renfloué ses caisses.
Fort de cette expérience, il devenait clair que la petite marque Alpine ne pouvait continuer à compter commercialement sur sa seule et craquante petite A110 (dont la production s’arrêtera d’ailleurs ce été) ni sur son A290, cette «R5 Alpine» convertie à l’électrique. Il devenait urgent d’élargir ses horizons et de renforcer ses troupes pour aller chercher le client là où il est: dans le clan des SUV et autres crossovers. Mais pour se lancer dans cette bataille rangée, la marque française ne part pas la fleur au fusil et mise précisément sur le made in France pour faire valoir ses différences. Sa communication millimétrée met constamment l’accent sur cette caractéristique. Non, tous les SUV électriques ne sont pas chinois…

LE CONCEPT
Ce premier SUV Alpine ne voit pas trop grand en termes de gabarit. À 4,61 m (pour un empattement de 2,71 m), ses dimensions restent contenues et le profil adopte une ligne de pavillon fuyante pour tenter de faire croire à un coupé, tentative renforcée par les poignées de porte arrière dissimulées dans les montants C. Il arrive d’emblée avec un choix de deux motorisations: 400 ch et 661 Nm dans la version GT qui nous occupe, ou 470 ch et 824 Nm pour la GTS. Les deux, par l’architecture mécanique de base, sont d’office en transmission intégrale quand d’autres laissent souvent le choix entre deux ou quatre roues motrices. Disons qu’en l’occurrence, l’abondance de couple justifie pleinement l’adoption de ces 4 roues motrices… Par ailleurs, conformément à la stratégie de départ, l’A390 est un pur produit français, construit et assemblé dans l’usine historique de Dieppe, ses moteurs électriques étant assemblés dans l’autre usine historique de Cléon, qui a démarré en 1958 avec la fabrication de pièces destinées aux boîtes de vitesse de la 4CV et de la Dauphine mais qui a aussi, et c’est là que l’histoire bégaye, assemblé le célèbre moteur «Cléon fonte» dès 1962, pour, notamment, les premières berlinettes Alpine A110!
Par ailleurs, ses batteries de marque française Verkor proviennent des sites de Dunkerque pour les cellules et modules et de Douai pour l’assemblage final (avec une collaboration de LG néanmoins). Le châssis provient d’une usine au Mans et même ses pneus (Michelin) et son système audio (Devialet) sont français, môssieu ! Le recours au made in China n’est donc pas une fatalité, à condition que… tout cela fonctionne!

  • Comportement routier de référence
  • Confort de marche étonnant
  • «Made in France» assumé
  • Bilan consommation/autonomie légèrement perfectible
  • Visibilité vers l’arrière très entravée
  • Habitabilité arrière et confort de la banquette

Dans cet article : Alpine, Alpine A390

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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