- Avis Rédaction 16.15 /20
L’Alpine affiche un empattement de 2,71 m, plus compact que celui de nombre de ses concurrents, et adopte une ligne de pavillon descendante en pente douce pour se la jouer «coupé». C’est un choix, mais qui n’est pas sans répercussions, en particulier sur l’habitabilité arrière, assez limitée en garde au toit pour les gabarits de plus de 1,80 m et en espace aux genoux. Surtout derrière ces excellents sièges avant sport «Sabelt», qu’ils soient équipés ou non de l’option coque arrière en carbone. Ils sont parfaits pour les occupants avant, moins pour ceux logés à l’arrière, qui peuvent se sentir un peu confinés. D’autant que le dossier de la banquette est trop vertical pour se montrer réellement confortable.
L’Alpine A390 n’est donc pas un SUV à la vocation familiale clairement assumée. Mais l’ensemble des matériaux présente bien, à l’exception des plastiques durs en partie basse des contre-portes, et les assemblages sont soignés. La position de conduite est parfaite et l’ergonomie générale fait que l’on se sent vite à l’aise dans cet habitacle typé sportif, mais néanmoins de qualité.
C’est par ailleurs la première fois de l’histoire qu’une Alpine propose un coffre si volumineux: 532 l, extensibles à 1.643 par l’entremise de dossiers de banquette fractionnés 40/60, mais qui, lorsqu’ils sont rabattus, ne permettent pas d’obtenir un plancher parfaitement plan. On ne lui en tiendra pas trop rigueur, ses qualités essentielles étant ailleurs. Mais difficile de passer à côté la visibilité arrière, trop entravée par la petitesse de la lunette, de surcroît fort inclinée. Dès lors, les aides à la conduite actives du pack Driving à 1.200 € semblent indispensables, même s’il est vrai que l’aide au parking avant, arrière et latéral ainsi que la détection de piéton à l’arrière du véhicule.
Dans cet article : Alpine, Alpine A390