La Saab 900 moderne en résumé
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Le retour de l’automobile intellectuelle
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Une silhouette bicorps profilée pour l’efficience
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Partenariat sino-suédois et l'esprit du moteur SVC
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Un cockpit d’avion et une modularité oubliée
1. Le retour de l’automobile intellectuelle
Il faut bien le reconnaître : le paysage automobile haut de gamme est devenu d'un ennui mortel. Entre les calandres hypertrophiées et la multiplication de SUV électriques clinquants qui se ressemblent tous, la disparition de Saab en 2011 laisse toujours un vide immense. La marque suédoise ne vendait pas de simples moyens de transport, elle proposait un art de vivre décalé et une ingénierie ultra-rigoureuse d’origine aéronautique.

En 1978, la 900 originale s'était imposée comme le choix des esprits libres, des architectes et des anticonformistes. Imaginer aujourd’hui son retour en 2027 – pour célébrer les 80 ans de sa première automobile et les 90 ans de la marque - ou en 2028 - pour marquer les 50 ans de ce modèle emblématique - sous la houlette d'un repreneur audacieux s'associant à un partenaire technologique de pointe, c'est injecter une dose salutaire de substance intellectuelle et de personnalité dans une production mondiale devenue tristement uniforme.
2. Une silhouette bicorps profilée pour l’efficience
Bien que ces propositions de style adoptent des proportions légèrement plus classiques pour s'inscrire dans l'ère du temps, l'ADN Saab transpire par tous les pores de cette carrosserie 5 portes. L'élégance aérodynamique s'impose ici comme une priorité historique.
La face avant intègre de manière épurée la traditionnelle calandre à trois ouvertures, désormais close et lissée, encadrée par des optiques horizontales sombres et affinées. Le pare-brise, bien que plus incliné qu'à l'époque pour des raisons évidentes de traînée, conserve un aspect vertical très marqué, un effet visuel astucieusement amplifié par le traitement noir laqué des montants de pavillon (montant A), évoquant la verrière d'un cockpit d'avion.

Le profil fluide se débarrasse de toute nervure inutile et intègre des poignées de portes affleurantes. À l'arrière, on retrouve la poupe fuyante caractéristique se terminant par un hayon ultra-pratique. Les feux s'unissent dans un bandeau lumineux tridimensionnel qui épouse le contour du coffre, rappelant la signature visuelle des dernières productions de la marque.
3. Partenariat sino-suédois et l'esprit du moteur SVC
Pour concrétiser ce retour, Saab s'associerait au constructeur chinois XPeng afin de bénéficier de ses plateformes électriques de pointe et de son expertise logicielle. La version 100 % électrique reposerait ainsi sur une architecture 800 V exploitant une batterie LFP de 104 kWh. Grâce à une efficacité aérodynamique remarquable limitant la consommation à 13 kWh/100 km, l'autonomie WLTP atteindrait 800 km. Côté recharge, le système encaisserait jusqu'à 520 kWen courant continu (800 V), conservant une capacité de 195 kW sur les bornes 400 V classiques. Le chargeur embarqué AC de 22 kW assurerait les fonctions V2L, V2H et V2G. Trois variantes électriques seraient proposées : une FWD de 260 ch, une AWD de 325 ch et une exécution de pointe Aero AWD culminant à 455 ch (520 ch via un mode boost temporaire).

Mais le véritable coup de génie résiderait dans la version REEV (électrique à prolongateur d’autonomie). Pour faire office de générateur, les ingénieurs dépoussiéreraient le projet de moteur à taux de compression variable (le fameux bloc SVC de 1,6 l) développé par Saab juste avant sa faillite. Ce moteur thermique ultra-efficient, capable de faire varier son rapport de compression à la volée, alimenterait la batterie en continu. En configuration FWD, le moteur électrique développerait 260 ch en mode pur, grimpant à 325 ch en mode boost grâce au support direct du générateur thermique.
4. Un cockpit d’avion et une modularité oubliée
Fidèle à ses origines d'avionneur, l’habitacle de la 900 se distinguerait par son ergonomie rigoureuse. L'interface abandonnerait les grands écrans omniprésents pour un double système d'affichage tête haute (HUD) : une première section panoramique à la base du pare-brise (façon Panoramic Vision de BMW) et une seconde en réalité augmentée directement projetée sur la vitre. Surtout, la mythique fonction Black Panel permettrait d'éteindre l'ensemble pour ne conserver que les données vitales (vitesse, autonomie et température extérieure) sur le bandeau panoramique.
Pour les réglages de la climatisation et du multimédia, de vraies commandes physiques subsisteraient, épaulées par une commande vocale gérée par intelligence artificielle. Un petit écran de 6,5 pouces, entièrement escamotable au centre de la planche de bord, n'apparaîtrait qu'à la demande pour configurer le système. Enfin, le sens pratique suédois se traduirait par une modularité soignée de la banquette arrière et l'adoption d'un plancher de coffre coulissant pouvant supporter 100 kg, parfait pour charger des objets lourds à la manière de ce que proposaient autrefois les meilleurs breaks de chasse. Une véritable démonstration d'intelligence industrielle. On signe où ?
