Ce qu’il faut retenir:
- Un nouveau black cab en 2027. Le lancement britannique est prévu au second semestre.
- Une conception entièrement repensée. Le taxi sera développé spécifiquement pour les exigences de Londres.
- Le TX tire sa révérence. Son assemblage final s’achève afin de préparer l’usine au futur modèle.
- L’accessibilité restera prioritaire. Chauffeurs, passagers et personnes à mobilité réduite sont au cœur du projet.
- Geely maintient son engagement. Le groupe a investi plus d’un milliard de livres dans LEVC depuis 2013.
- Une icône londonienne renouvelée
Le taxi noir londonien s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre. LEVC, pour London Electric Vehicle Company, annonce l’arrivée de la prochaine génération de son emblématique «black cab» au Royaume-Uni durant le second semestre 2027.
Encore peu connue du grand public en dehors de la Grande-Bretagne, LEVC est l’héritière des constructeurs historiques du taxi londonien. La marque, désormais contrôlée par le groupe chinois Geely, conçoit des véhicules dédiés au transport urbain professionnel depuis plus d’un siècle. Elle est notamment spécialisée dans les taxis accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Un successeur entièrement nouveau pour le TX
Le futur modèle remplacera le TX, commercialisé depuis 2018. Ce dernier est un taxi électrique à prolongateur d’autonomie: ses roues sont entraînées par un moteur électrique, tandis qu’un moteur à essence peut produire de l’électricité lorsque la batterie est déchargée. LEVC affirme avoir vendu plus de 12.000 exemplaires du TX dans le monde. Selon le constructeur, son utilisation aurait permis d’éviter le rejet de plus de 450.000 tonnes de CO₂ et de réduire de 60% les émissions de NOx de la flotte de taxis londoniens.
Le remplaçant ne sera pas une simple évolution. LEVC indique qu’il sera conçu et développé depuis une feuille blanche afin de respecter les «Conditions of Fitness» de Transport for London. Ces règles déterminent notamment les dimensions, la maniabilité, la robustesse et l’accessibilité imposées aux taxis agréés dans la capitale britannique.
Une silhouette familière, mais modernisée
Les premières esquisses montrent que LEVC ne compte pas bouleverser l’identité visuelle du «black cab». La silhouette haute et immédiatement reconnaissable devrait être conservée, tout en adoptant un traitement plus moderne.

Le constructeur promet également des progrès en matière de technologie, de durabilité et de facilité d’utilisation. L’aménagement continuera d’être étudié autour des besoins des chauffeurs, des passagers, des gestionnaires de flotte et des personnes à mobilité réduite. Les caractéristiques techniques, dont la motorisation et l’autonomie, restent toutefois secrètes.
La production du TX s’arrête
L’assemblage final du TX doit prendre fin dès ce mois-ci. Cette interruption permettra à l’usine LEVC d’Ansty, près de Coventry, de préparer la production du nouveau taxi, attendue en 2027.
La marque précise que l’entretien, l’approvisionnement en pièces et l’assistance technique destinés aux TX déjà en circulation seront maintenus. Depuis sa prise de contrôle en 2013, Geely aurait investi plus d’un milliard de livres sterling (± 1,17 milliards d’euros) dans le développement de LEVC. Le prochain «black cab» combinera ainsi l’expérience britannique du taxi professionnel avec les technologies et les moyens industriels du groupe chinois.
Ce qu’il faut savoir sur les black cabs
L’histoire des taxis londoniens remonte au XVIIe siècle et aux hackney carriages, des voitures hippomobiles proposées à la location. Le premier taxi électrique londonien apparaît dès 1897, mais sa carrière ne dure que deux ans. Le black cab moderne naît véritablement en 1948 avec l’Austin FX3. Sa peinture noire, alors la finition standard la moins chère, lui donne son surnom, même si cette couleur n’a jamais été obligatoire. Lancé en 1958, l’Austin FX4 impose ensuite la silhouette devenue emblématique: pavillon haut, calandre verticale et habitacle spacieux. Il restera en production durant près de quarante ans, avant les TX1, TXII et TX4.Le black cab répond à un cahier des charges strict fixé par Transport for London: rayon de braquage très court, grande robustesse, accès aisé et transport d’un fauteuil roulant. Ses chauffeurs doivent aussi réussir le redoutable Knowledge, un examen imposant une connaissance approfondie des rues et itinéraires de Londres.
