Résumé Bertone Runabout
- · Inspirée d’un concept-car de 1969
- · Déclinée en Barchetta et en Targa
- · Fondée sur une base technique de Lotus Exige ?
- · Propulsée par un V6 compressé de 475 ch
- · Série limitée à 25 exemplaires (390.000 euros)

Vintage en surface, V6 sous pression
À la fin des sixties, la Runabout d’origine se contentait d’un petit quatre-cylindres Fiat de 1,1 litre pour animer ses formes futuristes. Cinquante-sept ans plus tard, le remake change de registre : on passe à un V6 3.5 compressé, d’origine Toyota, alignant 475 ch. L’ensemble reste fidèle à l’esprit propulsion, via une boîte manuelle à six rapports. Les puristes apprécieront.
Et les chiffres sont là pour rappeler qu’on ne rigole pas avec la nostalgie : 1.057 kg (pour 3,99 m), 0 à 100 km/h expédié en 4,1 s, vitesse de pointe à 273 km/h. Pas mal pour une voiture qui rend hommage à une Autobianchi. L’architecture repose sur un châssis qui partage bien des gènes avec celui de la Lotus Exige – la V6 également, cela va de soi. On retrouve des suspensions à double triangulation, amortisseurs réglables et barres anti-roulis ajustables. Matos simple et efficace.

Leçon de style
Cette Runabout 2026 n’a pas seulement pour vocation de faire vibrer les amateurs de sensations de conduite. Elle rappelle surtout qu’un bon dessin, quand il est signé Gandini, traverse les décennies sans prendre une ride. Dans un monde automobile obsédé par les écrans, les aides et les SUV façon poupées russes, Bertone pose ici un geste artistique et technique. Radical, hors du temps, forcément désirable.
