Le Sanrivatti Apex Position en résumé
- Nouvelle position de conduite head-forward pour hypercars
- Inspiration venue de la connexion directe des motos sportives
- Meilleure visibilité et placement plus précis sur circuit
- Le conducteur devient physiquement plus intégré à la voiture
- L’équipe se renforce avec d’anciens collaborateurs de McLaren, Singer, Lotus et Bentley

Les hypercars sont généralement définies par leur puissance, leur aérodynamique, leur poids et leurs performances. Sanrivatti veut prendre une autre direction. L’Apex Position ne part pas du moteur, de la batterie ou du refroidissement, mais de l’humain derrière le volant. Voici ce qu’il faut savoir sur la nouvelle position de conduite imaginée par Sanrivatti.
1. Pas plus de puissance, mais une autre position de conduite
Sanrivatti part d’une question simple : pourquoi les conducteurs d’hypercars adoptent-ils encore presque toujours la même ergonomie de base ? Bas dans la voiture, loin derrière l’essieu avant et souvent dans un cockpit assez classique, avec une position plutôt inclinée vers l’arrière. L’Apex Position veut rompre avec cette habitude.
Il ne s’agit donc pas, pour l’instant, d’un gain de performance immédiatement mesurable. Sanrivatti cherche surtout à redéfinir la relation entre le conducteur et la machine. Pas en ajoutant davantage de modes de conduite ou d’écrans, mais en plaçant physiquement le conducteur autrement dans la voiture.
2. L’inspiration vient de la moto sportive
Le fondateur Santiago Sánchez Rivero fait explicitement référence aux motos sportives. Sur une moto, le pilote n’est pas un passager installé dans un cockpit, mais un élément actif de la machine. Sa posture, son équilibre et sa perception participent directement au ressenti de conduite.
C’est cette sensation que Sanrivatti veut transposer à une hypercar. Le conducteur est donc installé davantage vers l’avant, avec la tête plus proche du point d’action de la voiture. L’idée : faire en sorte qu’il ne ressente pas seulement l’accélération, le freinage et l’inscription en virage à travers le volant, mais avec tout son corps.
3. Une meilleure vision de l’apex (la corde)
L’un des avantages concrets de cette Apex Position serait le champ de vision. En plaçant le conducteur plus en avant et plus au centre de la voiture, celui-ci devrait mieux estimer où se trouvent le nez, les roues et l’apex d’un virage (le point de corde).
C’est surtout pertinent sur circuit. Dans une hypercar classique, on est souvent assis très bas et relativement loin en arrière, ce qui peut donner l’impression d’une voiture visuellement plus grande et moins directe. Sanrivatti promet donc un placement plus précis, avec un conducteur capable de sentir plus vite et plus instinctivement où se trouve la voiture sur la piste.
4. Moins d’isolation, plus de connexion physique
Les hypercars modernes sont plus rapides que jamais, mais aussi souvent filtrées par l’électronique, les systèmes de sécurité et une architecture complexe. Sanrivatti y voit une certaine distance entre le conducteur et la machine.
L’Apex Position doit réduire cette distance. L’ergonomie, la posture, la ligne de vision et les commandes sont développées autour des mouvements naturels du corps humain. La marque évoque aussi des technologies propres qui doivent permettre au conducteur d’accompagner davantage les mouvements de la voiture. Les détails manquent encore, mais l’intention est claire : ne pas isoler de la vitesse, mais mieux la faire ressentir.
5. Des noms expérimentés, mais pas encore de données techniques
Pour l’instant, Sanrivatti parle surtout de philosophie et d’architecture. Aucun chiffre concret n’a encore été communiqué concernant la puissance, le poids, la motorisation, la batterie ou les performances. Cette hypercar n’est donc pas encore un modèle doté d’une fiche technique complète.
Sanrivatti tente toutefois de donner plus de crédibilité au projet avec des profils expérimentés. Paul Arkesden, passé par Singer Vehicle Design, McLaren Special Operations et le programme McLaren P1, devient Executive Director of Technology Partnerships. Geoff Dowding, qui a travaillé chez Lotus, Bentley, Harley-Davidson et Al Habtoor Motors, rejoint également l’équipe comme Commercial Strategic Advisor.
Cela semble ambitieux, mais le véritable test viendra lorsque Sanrivatti montrera des prototypes roulants et des performances mesurables. D’ici là, l’Apex Position reste surtout une idée intéressante : non pas une hypercar qui promet de remplacer le conducteur par la technologie, mais une voiture qui veut au contraire le replacer au centre de l’expérience.
