L'asphalte au biochar à Barcelone en bref:
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Barcelone teste un asphalte intégrant du biochar produit à partir de noyaux d'olive et de résidus de pin.
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Les émissions de CO₂ liées à la production pourraient être réduites de 75%.
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Il s'agit pour l'instant d'un projet pilote, avec des essais sur voirie prévus à partir de 2027.
1. Plus qu'un effet d'annonce: un test de matériau
Le projet ne consiste pas à incorporer des noyaux d'olive visibles dans le revêtement, mais à utiliser du biochar, c'est à dire une forme stable de carbone obtenue par chauffage de matières organiques en présence de très peu d'oxygène. À Barcelone, ce biochar est produit à partir de noyaux d'olive et de résidus de bois de pin.
Ce biochar remplace une partie du filler minéral traditionnel de l'asphalte, comme la poudre de calcaire. L'objectif est donc très technique: substituer un composant classique du mélange bitumineux par un matériau issu de déchets organiques capable de stocker durablement du carbone.
2. Le principal bénéfice se situe lors de la production
L'argument le plus marquant est la réduction des émissions de CO₂. Le biochar fabriqué à partir de noyaux d'olive et de résidus de pin permettrait de diminuer de 75% les émissions de CO₂ liées à la production de la couche d'asphalte concernée.
Cela ne signifie pas que la circulation routière deviendra moins polluante, mais que la construction du revêtement pourrait être nettement moins émettrice de carbone. Le projet vise également à démontrer qu'il est possible de construire des routes en utilisant moins de matières premières minérales vierges et davantage de matériaux de récupération.
3. Des essais avant une éventuelle généralisation
Le projet a été retenu dans le cadre du programme barcelonais «La sección de calle del siglo XXI», avec la participation notamment de BIT Habitat, BIMSA, de la Universitat Politècnica de Catalunya ainsi que d'entreprises telles qu'AMSA, ELSAN et Carboliva. Le financement de cette phase de test est estimé à 90.000 €.
La principale inconnue concerne désormais le comportement du matériau en conditions réelles. Le passage de bus, de véhicules utilitaires, les fortes chaleurs, la pluie, les zones de freinage et l'usure quotidienne représentent des contraintes bien différentes des essais en laboratoire.
Le projet demeure donc, à ce stade, un pilote prometteur et non une solution validée. Si les essais techniques se déroulent comme prévu, les premiers tronçons expérimentaux pourraient être réalisés dans les rues de Barcelone à partir de 2027.
