Après l’Enyaq, bien installé, et le plus compact Elroq – qui représentent à eux deux près de 50% des ventes Skoda en Belgique et qui viennent de recevoir une importante mise à jour OTA – le constructeur voit désormais plus grand. Il a déjà levé le voile sur le petit Epiq, destiné au segment des SUV urbains, et présente aujourd’hui ce Peaq, appelé à coiffer la gamme. Celui-ci dérive étroitement du concept Vision 7S dévoilé en 2022.
Batteries & puissance - Skoda Peaq (2026)

Sur le plan technique, le Peaq s’inspire largement de la Volkswagen ID.7: plateforme MEB, empattement, chaînes de traction… Le tout avec un empattement allongé de 17 cm par rapport à l’Enyaq, permettant d’intégrer une batterie de 91 kWh nets (86 kWh utiles), déjà connue sur les ID.7 et ID. Buzz. Une version plus accessible de 63 kWh est également prévue. Les deux configurations reposent sur une architecture 400 V: la plus petite accepte une recharge rapide jusqu’à 160 kW, tandis que la plus grande peut atteindre 195 kW. Deux niveaux de puissance sont proposés: 150 kW (204 ch) et 220 kW (299 ch). Cette dernière peut être associée soit à une propulsion, soit à une transmission intégrale (versions 90 et 90x). Dans sa configuration la plus efficiente, le Peaq revendique jusqu’à 600 km d’autonomie WLTP. Il intègre également les fonctions V2L (jusqu’à 3,6 kW), V2H et V2G, selon les marchés et les réglementations.
Dimensions & volume de coffre - Skoda Peaq (2026)

Produit à Mladá Boleslav, batteries comprises, le Peaq devient le modèle le plus imposant de la gamme, avec 4,90 m de long pour 2,96 m d’empattement. Disponible en configurations 5 ou 7 places, il vient directement concurrencer les Hyundai Ioniq 9, Kia EV9, Peugeot E-5008 ou encore Volvo EX90 (dans une autre sphère tarifaire), sans oublier les alternatives plus utilitaires comme les VW ID. Buzz ou Kia PV5 Passenger, lequel sera proposé en version 7 places un peu plus tard dans l’année. Fidèle à la tradition Skoda, le Peaq soigne particulièrement son sens pratique. Le coffre affiche 937 litres en configuration 5 places – plus de 1.000 litres jusqu’au pavillon – et conserve près de 300 litres en version 7 places. Une performance qui surclasse plusieurs concurrents. À cela s’ajoute un frunk de 37 litres, capable notamment d’accueillir le cache-bagages déroulant. «Simply Clever», comme toujours.
Habitacle - Skoda Peaq (2026)

Si les prototypes camouflés masquaient encore leur planche de bord, nous avons pu découvrir l’habitacle définitif à l’arrêt. Derrière le volant, un écran de 10’’ fait office d’instrumentation, complété par une grande dalle centrale verticale de 13,6’’, une première chez Skoda. Le système, basé sur Android, donne accès à de nombreuses applications (Spotify, YouTube, Google Maps…). On note également un impressionnant toit panoramique électrochromatique (mais non ouvrant) de 2,12 m², modulable en neuf zones distinctes.
Si le tactile domine, certaines commandes physiques subsistent, via des «toggles», notamment pour la climatisation et le volume sonore – une attention bienvenue. Sur les finitions supérieures, la sonorisation est confiée au spécialiste Sonos. L’ambiance à bord se veut accueillante et conviviale: les sièges avant du pack Relax proposent une position «lounge» avec support des mollets, idéale lors des recharges, tandis qu’une tablette pliante peut être déployée depuis la console centrale.
La banquette coulissante (60/40), avec dossiers inclinables, offre un espace aux genoux supérieur de 52 mm à celui du Kodiaq une fois reculée. Même les passagers du troisième rang bénéficient d’un gain de 84 mm. Si le confort y reste plus spartiate – notamment faute de pouvoir glisser les pieds sous la banquette –, l’ensemble demeure exploitable. À noter enfin un plancher de chargement parfaitement plat une fois tous les sièges rabattus, pour un volume impressionnant.
Comportement routier - Skoda Peaq (2026)

Nos conditions d’essai, très encadrées et réalisées sur des véhicules de présérie, ne permettaient pas de juger pleinement du comportement routier. On retiendra néanmoins un excellent confort de suspension, avec un amortissement adaptatif particulièrement efficace en mode Confort. Sans surprise, les réglages semblent privilégier le confort au dynamisme, ce qui correspond parfaitement à la vocation du modèle.
Mention spéciale à la fonction «Last Mode Panel». Si vous décidez de couper les aides à la conduite horripilantes et obligatoires, il suffit d’enregistrer une bonne fois pour toute vos réglages personnels et, à chaque nouvelle mise sous tension, d’activer cette fonction pour que vos préférences soient appelées à nouveau. Simply Clever, une fois encore.
La production du Skoda Peaq débutera à la fin de l’été en Tchéquie, avec des premières livraisons attendues à l’automne. D’ici là, nous aurons l’occasion de l’évaluer plus en profondeur et de le confronter à ses rivaux. Mais une chose est déjà certaine: Skoda tient là un SUV électrique familial a priori particulièrement convaincant. Les prix ne sont logiquement pas encore connus pour le marché belge. Affaire à suivre…