C'est à Melbourne que s'est disputé le grand-prix d'ouverture de la saison 2026 de Formule 1. Une course qui marquait aussi l'entrée en vigueur d'un tout nouveau règlement technique. Les favoris ? Mercedes ! Avec de nouvelles règles moteur, le constructeur allemand était pointé comme épouvantail. Mais certains indices des essais hivernaux permettaient d'espérer une opposition décente de la part de McLaren, Ferrari et Red Bull.
Ce weekend marquait aussi le premier grand-prix de F1 de deux constructeurs : Audi et Cadillac. Un moment historique puisqu'il se doublait de la première course de F1 avec 22 voitures au départ depuis la saison 2016. À l'époque, Aston Martin s'appelait encore Force India, Audi était Sauber, Renault ne s'appelait pas encore Alpine et Racing Bulls courait sous le nom de Toro Rosso alors que la onzième formation était Manor, disparue ensuite.
Qualifications - Mercedes sur une autre planète
La première séance qualificative allait enfin révéler le véritable niveau de chacun. Sans surprise, Mercedes a dominé de la tête et des épaules puisque Russel signait la pole devant son équipier Antonelli (à 293 millièmes), mais reléguait Hadjar et sa Red Bull à 0.785 s et Leclerc et sa Ferrari à 0.809 s. Un gouffre. Au rayon des bonnes surprises, outre Isack Hadjar, on notait la présence de l'Audi de Bortoleto en dixième position (devant son équipier Hulkenberg, preuve que nos pronostics n'étaient pas à côté de la plaque concernant les quatre anneaux) et la neuvième place de Lindlblad, seul rookie de la saison.

Au rang des déceptions et surprises, l'élimination de Verstappen, victime d'un problème logiciel l'ayant envoyé dans le rail dès le premier virage de son prmeier tour lancé en Q1. Piètre prestation d'Aston Martin, certes attendue et qualifications en retrait des Alpine et d'Albon malgré le moteur Mercedes.
- George Russel - Mercedes > 1:18.518
- Kimi Antonelli - Mercedes > +0.293
- Isack Hadjar - Red Bull > +0.785
- Charles Leclerc - Ferrari > +0.809
- Oscar Piastri - McLaren > +0.862
- Lando Norris - McLaren > +0.957
- Lewis Hamilton - Ferrari > +0.960
- Liam Lawson - Racing Bulls > +1.476
- Arvid Lindblad - Racing Bulls > +2.729
Gabriel Bortoleto - Audi > No time
La course - Mercedes confirme
Le départ du grand-prix confirmait deux choses : les Ferrari (et les Haas motorisées par Ferrari) démarraient comme des fusées, permettant à Leclerc et Hamilton de rapidement pointer en tête et au troisième rang, encadrant la Mercedes de Russel. L'autre évidence, la Mercedes affichait un rythme de course impressionnant.
Mais les monoplaces rouges démontraient que l'écart en course était moindre qu'en qualifications et offraient une belle résistance aux flèches d'argent de Stuttgart. Une stratégie plus judicieuse de Mercedes à la première Virtual Safety Car - ou un nouveau loupé de Ferrari ? - permettait à Russel et Antonelli de prendre les deux premières places qu'il ne quittaient plus ensuite, contrôlant les Ferrari de Leclerc et Hamilton sans pour autant les larguer. Le matelas de 10 secondes obtenu grâce au bon coup stratégique permettait surtout aux Mercedes de ne pas trop pousser pour ne pas mettre à mal une fiabilité encore incertaine.

Derrière, Hadjar abandonnait après quelques tours sur un problème mécanique, laissant Lando Norris un peu seul - Piastri était sorti de la route dans le tour de mise en grille victime d'un bug de la gestion de la puissance manifestement - jusqu'à ce que Verstappen le rattrape remonté de la vingtième position. Derrière, Bearman montrait que Haas était la meilleure "des autres" tandis que Lindblad et Audi (grâce à Bortoletto, Hulkenberg n'ayant pas pris le départ) rentraient dans les points pour leur premier grand-prix.
Aston Martin restait ridicule, utilisant la course comme une séance d'essai, tandis que les nombreux dépassements affichaient une saveur encore plus artificielle - et incompréhensible - qu'avec le DRS précédemment.
- George Russel - Mercedes
- Kimi Antonelli - Mercedes
- Charles Leclerc - Ferrari
- Lewis Hamilton - Ferrari
- Lando Norris - McLaren
- Max Verstappen - Red Bull
- Oliver Bearman - Haas
- Arvid Lindblad - Racing Bulls
- Gabriel Bortoleto - Audi
- Pierre Gasly - Alpine
Les bons points
- Mercedes domine, mais surtout en qualifications. En course, Ferrari est très proche.
- Audi a réussi ses débuts et démontre le sérieux de son travail
- Ferrari est la meilleure équipe au départ...

Les mauvais points
- ... mais toujours la pire en stratégie
- Les dépassements liés à la gestion d'énergie restent très aléatoires et parfosi dangereux
- Aston Martin fait peine à voir