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Edito / Ciao, Sergio !

Rédigé par Xavier Daffe le 01-08-2018

Ce 25 juillet, l’industrie automobile a perdu l’un de ses plus grands capitaines.

L’info est tombée mercredi 25 juillet dernier, deux heures avant le bouclage de ce numéro: Sergio Marchionne, l’emblématique patron de FCA, le groupe qui compte Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Dodge, Fiat, Jeep, Maserati et RAM dans ses rangs, est décédé à l’âge de 66 ans. Soit quelques jours à peine après que son état de santé l’eut déjà forcé à faire un pas de côté, au profit de Mike Manley. Sergio Marchionne, pour ceux qui l’ont côtoyé ne serait-ce qu’en conférence de presse, comme lors du dernier salon de Genève en mars pour ce qui nous concerne, c’était un caractère pas facile, condescendant, voire destructeur envers celui qui osait une question que le maître jugeait idiote. La répartie fusait alors comme un missile. Et s’il était bien luné, l’interlocuteur avait de la chance: il était alors simplement, mais fermement, remis à sa place sur le ton de l’ironie. L’homme continuellement vêtu de jeans et d’un pull-over affichait une simplicité qu’il n’avait pas. En tout cas dans la sphère publique. Ceux qui le connaissaient en privé parlent plutôt de timidité. Mais comment nier ses talents de patron? Rude et sans état d’âme, certes. Et exigeant, comme il l’était avec lui-même dit-on. Mais quelques sauvetages homériques doivent lui être attribués. A commencer par celui de Fiat, au bord du gouffre quand il en prend les commandes en 2004. La marque affichait une perte de 7 milliards de dollars en 2003. En 2005, elle peut se targuer cette fois d’un profit de 2 milliards, bien aidée il est vrai par le dédommagement versé par General Motors, qui souhaitait se désengager de son partenariat avec l’Italien. Au passage, il ne fait pas dans le détail: dégraissages massifs, essentiellement de cadres jugés «incompétents», pression sur les équipes pour réduire le temps de gestation de nouveaux modèles, accélération du renouvellement de la gamme, etc. Et ça marche. En 2009, c’est le sauvetage cette fois des Américains de Chrysler, alors au bord de la faillite. Avec, là encore, sa méthode bien à lui de s’encombrer de peu de manières. Un «petit» constructeur italien qui rachète un des Big Three, imaginons le choc dans les plaines du Wyoming profond! Et pourtant, de nouveau, ce visionnaire a vu juste. Le pari était osé mais le challenge réussi. Aujourd’hui, pas un concessionnaire Chrysler/Jeep américain ne songerait à sortir son Colt. Car c’est bel et bien à Marchionne qu’il doit sa survie. Et au passage, cet Italien baigné de culture canadienne consolidait les comptes de Fiat, les profits de l’un épongeant les pertes de l’autre et vice-versa en fonction du cours de l’histoire. Bien vu. Oui, pas de doute, ce 25 juillet, l’industrie automobile a perdu l’un de ses plus grands capitaines.

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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