Les arrêts de production de Stellantis en France en bref:
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Sochaux et Rennes à l’arrêt jusqu’au 30 octobre, faute de batteries
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La demande de véhicules électriques Long Range dépasse l’offre
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ACC peine toujours à produire suffisamment de batteries
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Mulhouse et Poissy interrompent leur production pour une autre raison
1. Une demande trop forte à Sochaux et à Rennes
Une usine automobile à l’arrêt évoque généralement une mauvaise nouvelle. À Sochaux, la réalité est cette fois plus nuancée. Stellantis y suspend la production du 23 au 30 octobre, faute de batteries pour les versions électriques à grande autonomie des Peugeot 3008 et 5008. Selon le groupe, la demande de ces déclinaisons Long Range dépasse les capacités actuelles d’approvisionnement. Même situation à Rennes, où le Citroën C5 Aircross est concerné.
2. La production de batteries ne suit pas
Le problème tient notamment à Automotive Cells Company (ACC), le fabricant de batteries qui réunit Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies. Son usine de Douvrin fournit la batterie de quelque 97 kWh destinée, entre autres, aux Peugeot E-3008 et E-5008 Long Range.
La montée en cadence a été laborieuse. Début 2026, selon la presse économique française, ACC ne produisait encore assez de cellules que pour environ 1.000 voitures par mois. Ce chiffre atteint désormais quelque 5.000 véhicules mensuels, avec un objectif supérieur à 6.000 d’ici fin 2026. Cela reste toutefois insuffisant pour répondre pleinement à la demande de Stellantis.
L’usine affiche également un taux de rebut encore élevé. Selon des informations récentes, 15 à 20% des cellules produites ne répondraient pas aux normes de qualité requises. ACC entend ramener cette proportion à environ 5% à terme.
3. L’électrique profite des carburants chers
Ces difficultés surviennent alors que le marché français de la voiture électrique connaît une forte croissance. Au premier semestre 2026, les immatriculations ont progressé de 62,9% sur un an. En août, les voitures particulières entièrement électriques ont même atteint une part de marché record de 38,8%.
La forte hausse des prix des carburants contribue aussi à cette dynamique. Fin septembre, le gazole coûtait en moyenne environ 2,40 € le litre en France, contre quelque 2,20 € pour le SP95-E10. Ces prix élevés n’expliquent évidemment pas à eux seuls l’essor de l’électrique et les incitants fiscaux et l’arrivée de modèles abordables jouent également un rôle. Ils creusent néanmoins à nouveau l’écart financier entre conduite électrique et thermique.
4. À Mulhouse, une demande insuffisante
Toutes les usines Stellantis ne sont pourtant pas freinées par un manque de composants. À Mulhouse, la production s’interrompt également jusqu’au 30 octobre, mais pour la raison inverse. Le site assemble notamment les Peugeot 308 et 408, dont le cycle de vie actuel touche à sa fin et pour lesquelles la demande fléchit. Le nombre d’équipes sera également réduit à partir de novembre. Poissy a, lui aussi, connu un bref arrêt. Stellantis évoque explicitement une adaptation de la production à la demande et la maîtrise des stocks.
