- Avis Rédaction 15.03 /20
Tous les constructeurs n’ont pas délaissé les petites voitures thermiques. Chez Toyota, la culture de la citadine très compacte s’entretient imperturbablement depuis une cinquantaine d’années. Tout commence avec la saga Starlet. L’appellation apparaît en 1973 avec la Publica Starlet, mais c’est en 1978 que débute sa carrière européenne. À l’époque, il s’agit encore d’une petite propulsion! Au total, cinq générations se succéderont jusqu’en 1999, année où le flambeau est transmis à l’iconique Yaris. En 2005, Toyota voit cependant encore plus petit… Pressée par le succès d’une certaine Twingo 1 et par la nécessité de séduire toujours plus tôt un public encore plus jeune, la marque se lance dans l’aventure en devenant maître d’œuvre – conception et industrialisation – de la triplette Aygo/C1/107. À l’époque, une Aygo 1.0 trois portes s’affichait en entrée de gamme à 8.990 €. Les temps ont bien changé… Une seconde génération d’Aygo apparaît en 2014 et restera au catalogue jusqu’en 2022, année du lancement de la première Aygo X. Un succès: la petite, devenue crossover (très) compact, figure désormais dans le top 3 des meilleures ventes de Toyota. Mais voilà, son petit moteur 1.0 est devenu trop timide, en particulier face aux nouvelles électriques qui la surclassent en agrément urbain. Plutôt que de céder à la mode, Toyota préfère toutefois lui allouer une «grosse» motorisation hybride 1.5.
LE CONCEPT
À la fin de la collaboration avec les Français de Peugeot et Citroën dans le cadre de la triplette Aygo/C1/107-108, Toyota rachète l’intégralité des parts de l’usine de Kolín, en République tchèque, d’où sort jusqu’à aujourd’hui l’Aygo X. On aime rappeler que l’histoire de cette citadine est un peu belge. Pensée exclusivement pour le marché européen, une bonne partie de son développement a en effet été menée au centre européen de recherche et développement de Toyota, à Zaventem. C’est là que les designers ont imaginé ce style de crossover urbain qui a su séduire.
Techniquement, l’évolution 2026 repose toujours sur la plateforme GA-B (Global Architecture-B), soit celle de la dernière génération de Yaris. Du classique, avec des suspensions avant de type pseudo McPherson et un essieu de torsion à l’arrière. Nettement plus compacte que la Yaris, son empattement s’établit à 2,43 m (contre 2,56 m pour la Yaris). Avec 3,78 m de long et 1,74 m de large, elle n’est d’ailleurs pas si petite et dégage un look trapu très original, avec son profil «pagode» et ses grosses roues de 18’’.
Toute la partie avant a été redessinée pour accueillir le 1.5 hybride. Le résultat: un nouveau visage réussi, toujours une bonne bouille, mais qui s’inscrit davantage dans le style des dernières Toyota.
L’Aygo X franchit surtout un nouveau cap en devenant la seule hybride HEV du segment A. Entendez par là une vraie hybride, pas un ersatz du type «mild hybrid» avec un alterno-démarreur trompeur. Ce choix repositionne intelligemment la petite Toyota: alors que les concurrents misent sur de nouvelles petites électriques ou se contentent de très petits moteurs thermiques – au motif que «peu de citadins roulent plus de trente kilomètres par jour» – le géant japonais lui garantit une polyvalence étonnante. Plus de 600 km avec un plein de 30 litres d’essence réalisé en trois minutes, et aucune crainte de croiser à 120-130 km/h sur autoroute. Voyager en Toyota Aygo X HEV peut sembler incongru, mais c’est en tout cas possible… et plutôt économique en carburant.
- Hybridation brillante et sobre
- Beaucoup de technologie pour le segment
- Look, esprit fun
- Prix décourageant
- Moteur vaillant, mais pas dynamique
- Détails d’équipement (pour le prix)
Dans cet article : Toyota, Toyota Aygo x