La nouvelle Opel Calibra en résumé
- Le Blitz à l'assaut du haut de gamme
- Une fille de l’air, mais pas sans caractère
- Un ouragan sous le capot et derrière les écrans
1. Le Blitz à l'assaut du haut de gamme
Avouons-le : la gamme Opel actuelle, bien que rationnelle et joliment dessinée avec son Vizor et son Opel Compass, manque cruellement de ce frisson qui fait chavirer les cœurs des passionnés. En 1989, la Calibra originale n’était pas juste un coupé de plus ; c’était une véritable déclaration d'intention. Avec son aérodynamique record pour l'époque (un exceptionnel de 0,26) et ses quatre vraies places, elle allait chasser sans complexe sur les terres des BMW Série 3 Coupé, Audi Coupé et Mercedes CLK (un peu plus tard).

Elle prouvait qu'un constructeur généraliste pouvait marier haute performance (avec la version Turbo 4x4 de 204 ch), élégance intemporelle et habitabilité. Aujourd'hui, faire renaître ce grand coupé de caractère sous la bannière Stellantis ne serait pas une simple opération nostalgie, mais un formidable signal que le Blitz a retrouvé toute son audace.
2. Une fille de l’air, mais pas sans caractère
Loin des postures surélevées imposées par la mode des SUV, ces propositions de style dessinent un coupé classique et bas. La face avant intègre de manière affirmée le fameux Opel Vizor. Ce masque noir englobe des blocs optiques affinés à technologie matricielle et un logo rétroéclairé. De profil, la filiation avec la Calibra originale se traduit par une ligne de toit en arche continue, dénuée de montant B, favorisant une grande surface vitrée latérale.

La garde au sol réduite est accentuée par des jantes au dessin en turbine. La partie arrière privilégie la simplicité des volumes avec un bandeau de feux tridimensionnel qui étire visuellement la largeur de la caisse. Le bouclier intègre un diffuseur fonctionnel encadrant une double sortie d’échappement centrale. L'ensemble conserve une architecture à trois volumes typique, garantissant l'habitabilité pour quatre adultes et un volume de coffre préservé.
3. Un ouragan sous le capot et derrière les écrans
Côté technique, Opel profite à plein de la banque d'organes Stellantis en empruntant la plateforme STLA Large de la nouvelle Dodge Charger. Pour les puristes, pas question de se limiter à la fée électricité : la Calibra moderne reprendrait le noble six-cylindres en ligne 3,0 l biturbo "Hurricane", associé à une boîte automatique à 8 rapports, disponible en propulsion pure ou avec une transmission intégrale adaptative. Pour ceux qui veulent basculer dans le futur, une variante 100 % électrique dotée de deux moteurs proposerait une cavalerie certes plus sage que le monstre américain, mais largement assez vigoureuse pour honorer le blason au Blitz.

Mais la vraie révolution se cache à bord. En tant que journaliste, je peste régulièrement contre l'un des défauts majeurs des productions Stellantis : la lenteur exaspérante et la lourdeur indigne de leurs systèmes d'infodivertissement. Pour cette Calibra, Opel tape du poing sur la table et intègre des processeurs de dernière génération ultra-puissants. L'interface inédite, articulée autour d'un affichage tête haute à réalité augmentée, répond enfin au doigt et à l'œil, sans la moindre latence. Une fluidité numérique qui ferait judicieusement écho à la fluidité des lignes. On signe où ?
