La BMW Z1 moderne en résumé
- Arrêter les briques, rallumer la mèche
- Un coup de scalpel dans le gras
- Propulsion pure et architecture en T
1. Arrêter les briques, rallumer la mèche
Avouons-le : la gamme BMW actuelle donne parfois le tournis, et pas pour les bonnes raisons. Entre les SUV électriques de presque trois tonnes – comme le nouveau iX5 - et les calandres caricaturales, le plaisir de conduire semble s'être noyé dans les tableurs Excel des comptables. Alors que le Z4 actuel tire sa révérence dans l'indifférence quasi générale, il est grand temps de réagir. On veut du vent dans les cheveux, du coude à la portière et une vraie connexion avec le bitume.

Souvenez-vous de la Z1 originale en 1989. Ce n'était pas juste une vitrine technologique avec ses portes coulissant dans les pontons ; c’était un manifeste de liberté. Le Z3 a enfoncé le clou en démocratisant la formule avec un parfum de nostalgie rétro bien senti. Aujourd'hui, ressusciter la Z1 sous le prisme de la Neue Klasse ne serait pas une régression, mais un formidable bras d'honneur au politiquement correct automobile ambiant.
2. Un coup de scalpel dans le gras
Oubliez les plis de carrosserie torturés et les boursouflures gratuites des derniers mastodontes à piles de la marque. Nos rendus montrent un roadster d'une pureté presque insolente. Le long capot nervuré plonge de manière agressive vers une réinterprétation verticale – mais digeste – du double haricot rétroéclairé. Les optiques à double trait LED s’y intègrent sans fioriture, en forme de Z. C’est tendu, c'est bas, et ça n’essaie pas de ressembler à un smartphone sur roues.

Les flancs ultra-lisses se passent de poignées visibles – de toute façon les Chinois n’aiment pas les roadsters - et se drapent d'une capote en toile classique, parce que le toit rigide rétractable est une hérésie d'ingénieur en surpoids. À l'arrière, les ailes charnues s'élargissent généreusement pour mordre la route, surmontées de fins feux tridimensionnels aiguisés comme des rasoirs qui allègent une poupe callipyge. C’est athlétique sans être vulgaire. On retrouve enfin cette posture râblée et ce profil intemporel qui faisaient le charme des roadsters d'antan.
Alors, oui, les portes escamotables ont disparu, sacrifiées sur l’autel de la sécurité et du pragmatisme industriel, mais l’appellation Z1 se justifie par la compacité du modèle, la ligne pure et sans connotation rétro.
3. Propulsion pure et architecture en T
Côté technique, on pose les limites tout de suite : pas de transmission intégrale xDrive lourde et aseptisante. Ce Z1 moderne doit rester une propulsion pure et dure, une machine à dessiner des virgules sur l'asphalte. Pour les mécaniques, on évite le tout-à-la-prise obligatoire. On commence par le pétillant quatre-pattes de 197 ch pour cruiser, ou mieux, le divin six-en-ligne 3.0 l micro-hybride de 340 ch. Et oui, on exige une boîte manuelle à six rapports pour le geste.

Et si l'Europe nous oblige à la brancher ? Pas question d'adopter une grosse galette de batteries sous le plancher qui rehausserait l’assise et gâcherait cette silhouette ras du sol. Pour sauver la ligne, les ingénieurs concevraient une batterie sur mesure en forme de T. Les cellules se logeraient là où niche habituellement la boîte de vitesses – dans le tunnel central – et derrière les sièges. De quoi optimiser le centre de gravité, garantir une répartition des masses digne d'une ballerine et garder les fesses posées à quelques centimètres du bitume.
Cerise sur le gâteau, la compacité de l’ensemble électrique libérerait un petit frunk sous le capot avant, parfait pour glisser un sac de week-end sans devoir se priver. On peut toujours rêver, non ?
Rendus : Moniteur Automobile/AutGids
