Le Chrysler PT Cruiser en résumé
- Un modèle audacieux pour relancer Chrysler
- Une silhouette entre berline compacte et SUV
- Une plateforme STLA Medium et un habitacle très modulable
Sortir de l'impasse par l'audace d'un genre unique
Il faut se rendre à l'évidence : Chrysler est aujourd'hui une marque cliniquement morte, survivant tant bien que mal grâce à son grand monospace Pacifica. Face à cette faillite produit et financière, le salut de la marque américaine ne passera pas uniquement par un énième SUV générique, mais davantage par une proposition compacte à vocation mondiale (vous savez, pour les volumes de vente, tout ça, tout ça), capable de recréer un véritable coup de foudre.

En 2000, le PT Cruiser original avait bousculé les codes en mariant le look des hot-rods d'avant-guerre à la modularité d'un monospace compact. Ressusciter cette philosophie aujourd’hui, c'est refuser la standardisation esthétique actuelle pour proposer un véhicule décalé, à la fois nostalgique et résolument moderne, indispensable pour redonner une raison d'être à ce blason historique.
Une silhouette bicorps aux volumes lissés
Loin des excentricités caricaturales de son aïeul, le style de ce nouveau PT Cruiser, long d'environ 4,50 m, explore une voie médiane très intéressante entre la berline compacte et le SUV. La face avant abandonne la calandre exagérément verticale d'autrefois pour un museau plongeant. Celui-ci intègre une grille à lamelles horizontales chromées qui s'étire sous de fins projecteurs LED horizontaux, surmontés du logo ailé.

Le profil conserve les ailes généreusement renflées caractéristiques du modèle originel, mais les flancs se débarrassent de toute fioriture avec des poignées de portes affleurantes (le marché chinois n’est pas visé). La ligne de toit haute garantit une excellente garde au toit, tandis que la poupe verticale se caractérise par des feux tridimensionnels effilés et un hayon droit facilitant le chargement. L'ensemble dégage une allure nettement plus premium et statutaire.
STLA Medium : modularité physique et célérité numérique
Techniquement, ce PT Cruiser moderne exploiterait la plateforme STLA Medium de Stellantis. Contrairement à la tendance du tout-électrique imposée à marche forcée, la gamme mécanique se voudrait pragmatique et calquée sur les propositions des Peugeot 3008 et Opel Grandland : du thermique à micro-hybridation 48V, de l’hybride rechargeable et du 100 % électrique, histoire de soutenir au mieux les ambitions mondiales du modèle.

Mais la véritable valeur ajoutée de ce modèle réside dans son habitacle. Pour redonner de l'attractivité à ses marques, Stellantis semble enfin vouloir relâcher la bride de la recherche outrancière d'économies d'échelle autrefois dictée par Carlos Tavares, comme en atteste le Citroën C5 Aircross et sa planche de bord originale. Chrysler en profite pour doter son modèle d'une modularité digne des meilleurs monospaces, avec trois sièges arrière individuels de type 35-30-35, coulissants et entièrement amovibles. De plus, pour pallier un défaut récurrent du groupe, ce PT Cruiser hériterait des puces électroniques de dernière génération inaugurées par notre concept d'Opel Calibra. L'affichage tête haute et l'infodivertissement bénéficieraient enfin d'une fluidité et d'une réactivité irréprochables. De quoi redéfinir l'expérience à bord. On signe où ?
Rendus : Moniteur Automobile/Gemini
