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Rétro / Vintage : Renault Vel Satis, chronique d’un échec annoncé

La Renault Vel Satis, apparue au début du XXIe siècle, visait le segment du luxe. Et une fois de plus, les Français ne vont pas y faire des étincelles.

Sommaire :

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les constructeurs français tentent de trouver une formule gagnante pour se glisser dans le segment du luxe quitte à défricher des pistes inconnues, comme avec la Vel Satis de Renault. Seule constante, l’échec commercial. 

Traditionnellement, le client de voitures de luxe aime être rassuré et conforté dans ses décisions et se tourne naturellement vers des marques reconnues dont les produits sont aussi éprouvés qu’admirés. Autant dire qu’intégrer cet univers n’est pas tâche aisée. 

Multiples tentatives 

Pourtant Renault semblait bien parti avec le concept-car Initiale présenté en 1995 qui préfigurait les lignes élégantes d’une grande berline. Pour de sombres questions d’économie et de rationalisation technique, les responsables de la Vel Satis ont eu à composer avec des directives qui ont massacré l’équilibre des formes du projet originel, et donc ses proportions.  

 

Son destin était brisé avant même d’avoir foulé le moindre tapis d’exposition. Elle créera pourtant la surprise lorsqu’elle sera dévoilée au salon de Genève en 2001. Mais en passant à la série, les qualités du concept s’étaient trop diluées.  

« En France, il y a quelque chose de noble à être révolutionnaire. » (L. Schweitzer – PDG Renault) 

Écueils multiples 

Avec sa ligne originale mais aussi baroque, déséquilibrée, la Vel Satis ne partait pas gagnante. Qui dit automobile haut de gamme dit mécanique noble à 6 cylindres ou plusOn ne s’affranchit pas impunément des règles de base, et la sanction est irrévocable l’échec. 

Sa palette de motorisations faisait pâle figure face aux offres du triumvirat germanique. En outre, utiliser des plastiques moussés, quelques placages de bois et divers gadgets électroniques pour geeks pré-pubères ne suffit pas. Le client exige aussi la perfection. Là encore la Vel Satis échoue. Le client accepte de payer le prix fort, mais en échange il attend une qualité de fabrication irréprochable et une fiabilité digne de ce nomOr, l’existence de la Vel Satis a été émaillée de soucis divers. 

Enfin, le réseau de la marque n’était pas vraiment préparé à son arrivée, placée en concurrence avec l’Espace et l’Avantime, qui visaient une clientèle similaire, à quelques nuances près. À ce petit jeu, l’Espace partait avantagée. Voilà, en résumé, tout ce qui a précipité l’échec de la Vel Satis.  

Et pourtant… 

Pourtant la Vel Satis n’était pas dénuée de qualités, loin s’en faut. Premier bon point à son actif : les tarifs. Comprise entre 29.150 € (2.0 turbo Expression de 165 ch) et 46.400 € (3.5 V6 Initiale de 245 ch), la gamme est positionnée avantageusement par rapport aux premiums allemands... mais beaucoup moins face aux Avantime et Espace/Grand Espace qu’elle concurrence directement. Pour situer l’offre, le premier prix d’une Mercedes Classe E 220 CDi de 150 ch s’établit à 36.784 €. Les options en plus... 

Si le V6 3.5 signé Nissan impressionne par l’onctuosité et la douceur de son fonctionnement, deux qualités mises en valeur par l’excellente boîte automatique à 5 rapports signée Aisin, les 4 cylindres français se révèlent naturellement moins enthousiasmants à l’usage, tout en réalisant une prestation fort correcte au demeurant. Quant au V6 Diesel d’origine Isuzu, sa sonorité peu mélodieuse heurtera les occupants. 

Confortable 

Faire rouler vite un engin haut, encombrant et lourd, lui permettre de freiner fort et longtemps, et lui donner de tourner avec efficacité tout en préservant un vrai agrément de conduite ne présente pas de difficulté majeure quand on dispose des compétences, du matériel et du budget adéquats et que le prix de vente ne doit pas être contenu. Il n’en fut rien pour l’équipe en charge de la Vel Satis et le défi relevé n’en fut que plus grand. 

Aujourd’hui encore, ceux qui ont le plaisir de conduire une Vel Satis expriment le grand bien qu’ils pensent de son confort de marche, de son silence, de son habitabilité et de son style qui défie les modes. Et si c’était le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre ? 

Accessible et attachante 

Aujourd’hui, si l’envie vous prend de refaire connaissance avec ce salon roulant que l’on ne croisera pas à tous les coins de rue, sachez qu’il reste très accessible sur le marché de l’occasion. Une version 2.0 dCi de moins de 100.000 km se trouve aux alentours de 3.500-4.000 €, une version V6 3.5 de 245 ch super équipée vers les 4.000-5.000 €. Voilà en tout cas un « youngtimer » atypique et… familial qui mérite qu’on s’y intéresse. 

L’avis de l’époque 

Dans l’édition du 11 mars 2002 du Moniteur Automobile, notre collaborateur Bert Troubleyn concluait ainsi son essai détaillé des deux versions V6 de la Vel Satis, 3.0 dCi et 3.5 V6:  « Par rapport à la concurrence allemande et suédoise, la Vel Satis possède des arguments particulièrement valables dans les domaines du confort de suspension, de l'habitabilité, de l'insonorisation et même de l'agrément de conduite. L'assise surélevée et la vision haute de la route sont en effet des aspects déjà indiscutablement appréciés par une partie de la clientèle du segment qui, jusqu'ici, roulait en monospace ou en 4x4. Or, par rapport à ceux-là, le nouveau vaisseau amiral de Renault présente des qualités routières véritablement dignes d'une berline de haut de gamme.» On sait aujourd’hui que ces qualités n’auront pas suffi pour faire décoller une carrière.  

Cet essai a été publié dans le Moniteur Automobile 1750 et écrit par Stany Meurer.

 

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