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Rétro / Vintage - 1984 Mercedes 190 2.3-16, l’or pour une flèche d’argent

La 190 2.3-16, c’est la Mercedes que BMW n’avait pas vu venir. Meilleure ennemie de la M3 en gestation, c’est aussi une AMG avant l’heure.

Sommaire :

Dix ans avant sa mort, Ayrton Senna prenait toute la lumière, un peu par hasard à l’occasion de l’inauguration du nouveau tracé du Nürburgring lors de la Race of Champions, organisée le 12 mai 1984. S’il était présent à cette course des champions, c’était pour remplacer au pied levé Emerson Fittipaldi, qui avait fait faux bond à Mercedes au dernier moment pour participer aux pré-qualifications des 500 miles d’Indianapolis se déroulant le même jour.

>>> Le texte complet de cet essai est disponible dans le Moniteur Automobile 1747, par Stany Meurer.

Pour cette course, Mercedes avait préparé 20 exemplaires de sa nouvelle 190 2.3-16 : une opération de com’ destinée à promouvoir le lancement de son premier modèle sportif de petit format. À l’issue des essais, Alain Prost et Carlos Reutemann avaient monopolisé la première ligne. Derrière eux se glissaient Niki Lauda et Ayrton Senna, bien décidé à s’illustrer pour asseoir son image. Une mission accomplie avec brio par le Brésilien qui sortira grand vainqueur de cette joute épique de 12 tours, devançant l’Autrichien qui s’avéra son plus redoutable adversaire. La voiture victorieuse rejoindra le musée de la marque à l’issue de la course tandis que Senna s’en offrait une à titre personnelle qui traînerait aujourd’hui du côté de l’Australie.

Aussi à l’essai

C’est empreint d’émotion que, quelques années plus tard, j’ai eu la chance de prendre en main sa voiture de course sur le circuit d’Hockenheim, lors d’une présentation Mercedes. Bien que cette voiture ressemble à une 190 2.3-16 normale, qu’elle en a tous les attributs et se comporte comme toutes les 190 2.3-16, elle est bien plus que cela : les mains d’Ayrton Senna ont saisi son volant, son harnais de sécurité l’a maintenu sanglé dans le siège, et c’est à son bord qu’il a battu pour la première fois les plus grands pilotes de cette époque avant de devenir la légende du sport automobile que l’on sait. Alors forcément elle a quelque chose de spécial, un parfum d’âme qui rend autrui humble...

Retour sur terre, plus précisément sur piste: quelques mètres ont suffi pour que je retrouve toute la magie de cette formidable voiture qui m’a toujours fasciné par son homogénéité et sa polyvalence. Deux qualités rares qui m’ont poussé hier comme aujourd’hui à la préférer aux BMW M3 originelles à 4 cylindres (les E30). Afin de rendre plus démonstrative -ou plus agressive- la 2.3-16, la silhouette de la 190, caractérisée par son arrière pincé évoquant la poupe d’un bateau, a vu ses pare-chocs avant et arrière redessinés et reçu des bas de caisse plus enveloppants ainsi qu’un plantureux aileron arrière trônant sur le couvercle de la malle. Un concentré d’extravagance esthétique qui, dans les années 80, assimilait cette variante sportive à une voiture sortie d’un atelier de tuning et qui, aujourd’hui, date très fort le produit.

Une technique spécifique

Pour compléter leur travail caché dans les entrailles de la machine, les responsables du châssis ont pour leur part exigé le montage de jantes larges (pour l’époque) de 15 pouces enrubannées de «gros» pneus (toujours pour l’époque) 205/55 VR15: une misère en 2021 dont la majorité des compactes contemporaines ne se satisfait plus depuis longtemps...

On retrouve les suspensions d’une 190 de base avec un train avant McPherson travaillant de concert avec un essieu arrière multibras. Spécifique à la version 190 2.3-16, le correcteur d’assiette hydropneumatique installé à l’arrière a pour fonction de stabiliser la poupe à une hauteur type non pas pour corriger les effets de la charge dans le coffre ou encore améliorer le confort mais pour assurer une efficacité optimale de fonctionnement du package aéro. Répondant au nom poétique de M102.983 (!), le moteur est une évolution sportive du 4 cylindres en bloc fonte utilisé dans la bourgeoise berline 230 E.

Merci Getrag et…

Pour le muscler davantage, Mercedes a snobé la formule du turbo pour lui préférer la solution plus noble de la culasse multisoupapes. C’est le motoriste anglais Cosworth qui s’est chargé du boulot et a réalisé une superbe pièce en alliage léger complétée par la pose d’un échappement en forme de tubulure spaghetti. Pour passer les 185 ch à l’asphalte, Mercedes a retenu une transmission manuelle Getrag à 5 rapports à grille inversée (la 1e est hors grille, en bas à gauche). Si le choix d’une boîte à 5 vitesses fait sourire aujourd’hui alors que la tendance est à 6 rapports (et plus), il n’est sans doute pas inutile de rappeler qu’une 190 de base était livrée à l’époque avec une boîte 4, la boîte 5 n’étant disponible qu’en option et moyennant supplément !

En matière de direction, Mercedes ne bénéficiait pas d’une bonne réputation au moment de l’apparition de la 190 2.3-16. Disposant d’une assistance variable et peaufiné en fonction de la vocation de ce modèle exclusif, le système retenu procure dans le cas présent un agrément indéniable sans jamais entraver la précision: une bonne surprise. Ce qui l’est moins, c’est la colonne de direction ne permettant aucun réglage ni en profondeur ni en hauteur, la seule variable d’ajustement consistant à faire varier la hauteur de l’assise du siège.

… Cosworth !

Le moteur donne des ailes à la 190 2.3-16. Si le 4 cylindres manque un peu de coffre sous les 4000 tr/mn (tout est relatif) et semble dans l’ensemble un peu endormi à bas régime, il corrige en partie ce défaut grâce à l’excellent étagement de la boîte ainsi qu’à sa commande parfaite. Lorsqu’on franchit ce seuil et que l’on grimpe dans les tours, l’organe déploie toute sa vigueur et la Mercos transfigurée dévoile alors seulement sa vraie personnalité.

Un moteur brillant, c’est bien, mais cela ne suffit pas pour faire une bonne sportive. Si en plus vous le secondez avec une boîte complice, une direction communicative et un freinage aussi puissant qu’endurant, c’est encore mieux mais toujours pas assez. Pour réussir pleinement la recette, il faut marier le tout à un bon châssis. Bien inspiré, Mercedes n’a réalisé aucune économie sur celui-ci, et c’est tant mieux. Le résultat est à la hauteur de toutes les espérances, sinon plus : le châssis double son efficacité d’une autre qualité, à savoir un côté ludique et accessible au plus grand nombre.

Et les prix ?

Pour accéder aujourd’hui à ce collector en passe de devenir un excellent investissement, comptez entre 25.000 et 30.000 € pour une 190 2.3-16 en bon état. Plus pour une voiture en état concours faiblement kilométrée. Beaucoup plus pour une exemplaire ayant participé à la Race of Champions si vous en dénichez un. Et une petite fortune pour la voiture de route ayant appartenu à Senna dans l’hypothèse où l’opportunité vous serait offerte. Quant à celle qu’il a pilotée à cette fameuse course, parlez-en à Mercedes et sachez vous montrer convaincant : on peut toujours rêver, non?

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