C’est les vacances: la saison du soleil, de la mer… et des voitures de plage.
Fiat 500 Jolly (1958)
Comment transformer un moyen de transport basique destiné à Monsieur Tout-le-monde en un objet de désir pour les plus fortunés? Ironiquement, en le dépouillant presque entièrement. Le carrossier Ghia a mis la Fiat 500 Jolly à nu: plus de portes, de simples sièges en osier et un toit en forme de petit auvent de plage. Une idée de Gianni Agnelli, le patron de Fiat, qui cherchait une voiture capable d’accompagner son luxueux yacht, à quai comme à bord. Ghia appliquera ensuite la même recette à la 600 Jolly et à la Renault 4CV Jolly.

Mini Moke (1964)
À l’origine, la Mini Moke avait été conçue comme véhicule militaire, mais elle s’est rapidement révélée trop légère pour cet usage. Sa reconversion en utilitaire léger ne connut pas davantage de succès. Ce n’est qu’après ses apparitions dans de nombreux films et séries, avec des célébrités à son volant, qu’elle trouva sa véritable vocation: devenir une icône du style de vie sur les stations balnéaires les plus huppées du monde. Aujourd’hui, la Moke existe toujours, mais dans une version 100% électrique.

Meyers Manx (1965)
Alors qu’en Europe les voitures de plage étaient surtout faites pour la promenade, aux États-Unis elles servaient avant tout à la compétition dans les dunes. La Meyers Manx est la plus célèbre de ces dune buggies. Son créateur, le surfeur Bruce Meyers, est parti d’un châssis de Coccinelle, auquel il a adapté une suspension de pick-up Chevrolet, avant d’y greffer une carrosserie simple mais séduisante en fibre de verre. Ses lignes emblématiques sont devenues le symbole de toute une génération flower power. Un concept qui a inspiré de nombreux constructeurs et artisans, jusque chez nous, avec Apal et Van Clee notamment.

Renault 4 Plein Air (1968)
La Renault 4 Plein Air est née sur la table à dessin de Sinpar, le spécialiste français des véhicules tout-terrain, qui l’avait d’abord imaginée pour une carrière militaire. Le projet n’ayant finalement pas abouti, Renault y vit le potentiel d’un véhicule de loisirs: une Renault 4 sans toit ni portières. Hélas pour la Régie, les clients ne partagèrent guère cet enthousiasme. Malgré une vaste campagne publicitaire aux accents estivaux, la production se limita à environ 500 exemplaires. Ce qui lui vaut son statut actuel de collector recherché.

Citroën Méhari (1968)
Grâce au film Le Gendarme de Saint-Tropez, la Méhari restera à jamais associée aux eaux azur, aux vacances et aux parasols de plage. Pourtant, cette Citroën légère avait été conçue avant tout dans un esprit pratique. Avec sa mécanique simple, sa carrosserie en plastique et son habitacle lavable à grande eau, elle se voulait un véritable véhicule à tout faire, bien plus qu’un jouet réservé aux privilégiés. En vingt ans de production, près de 145 000 exemplaires ont été fabriqués, dont une grande partie dans l’usine de Forest, en Belgique.

